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PH du corps

Qu’est-ce que le pH?

En chimie, le pH est une mesure indiquant le degré d’acidité d’un liquide. L’eau a un pH neutre de 7,0. Toute mesure du pH sous 7,0 est considérée comme acide, 1,0 étant la mesure la plus acide possible. Toute mesure dont le pH est au-dessus de 7,0 est alcaline (ou basique), avec une alcalinité maximale à 14,0.

Le corps humain, son sang et tous ses milieux liquides ont un pH mesurable. Toutes les cellules, tous les organes, tous les fluides du corps ont besoin d’un niveau de pH particulier pour fournir une performance optimale. Les enzymes du corps humain adoptent une forme spécifique selon le pH du milieu où elles se trouvent. Elles sont donc très sensibles au degré d’acidité et ne fonctionnent bien qu’en présence d’un pH très spécifique. Cette sensibilité est encore plus marquée pour le sang car toute variation du pH peut modifier la forme de l’hémoglobine et affecter sa capacité à se lier à l’oxygène.

Le pH optimal pour le sang est de 7,3 à 7,35, alors que celui de la salive est de 6,5 à 7,5, celui de l’urine de 6,5 à 7,0 (il peut être un peu plus bas le matin au lever, entre 6,0 et 6,5) et celui du côlon de 4,5 à 5,0.

pH corporel et acidité

Lorsque les acides s’accumulent, l’organisme doit les neutraliser grâce aux systèmes tampons. Lorsque ces derniers deviennent surchargés, le corps emprunte des minéraux alcalins aux organes vitaux et aux os pour dissoudre l’acidité et l’éliminer de façon sécuritaire.

Avec le temps, ce processus peut affaiblir les organes et les os (risque d’ostéoporose).

Par conséquent, un taux d’acidité élevé peut avoir un effet négatif sur tous les systèmes et plus particulièrement sur les systèmes digestif, intestinal, circulatoire, respiratoire et immunitaire.

pH corporel et basicité

Quoique peu commun et habituellement causé par la prise de médicaments, un taux d’alcalinité élevé cause le même genre de problèmes que l’acidité. Toutefois, il est souvent beaucoup plus difficile et long de rétablir l’équilibre du pH dans un organisme alcalin.

Mécanisme

Le corps maintient constamment l’équilibre acido-basique. Un des moyens de régulation consiste en la variation de la vitesse de ventilation pulmonaire. En cas d’acidose, le corps augmente la respiration, et vice-versa. Les reins, bien que plus lents à réagir, ont de puissants mécanismes de régulation du pH par excrétion de l’excès d’acide ou de base.

Le corps va donc faire tout son possible pour maintenir un équilibre acido-basique. Si le corps souffre d’acidité chronique, Il va chercher tous les moyens biochimiques à sa disposition pour combattre et tenter de neutraliser ces éléments acides. Comme un jeu de dominos biochimiques, cette lutte pourra entraîner des dommages collatéraux comme l’ostéoporose par exemple. En effet, le corps va utiliser des bases (éléments/minéraux alcalins) pour combattre les éléments acides. Le corps va donc chercher dans le corps tous les éléments alcalins qu’il pourrait utiliser pour combattre les éléments acides. Il va essayer dans un premier temps de trouver ces éléments alcalins (des minéraux) via l’alimentation. S’il ne les trouve pas, il sera obligé de chercher ailleurs.

Le tube digestif

Tout au long du tube digestif les aliments vont être transformés pour pouvoir être absorbés et assimilés par l’organisme. Ce processus de dégradation se fera sous l’influence des sucs digestifs qui va imposer un pH spécifique au bol alimentaire. La dégradation, d’abord très acide au niveau de l’estomac, va se poursuivre sous l’influence des différentes enzymes et de la flore bactérienne vivant dans nos intestins. Or ces enzymes et cette flore ont besoin pour fonctionner correctement d’un pH spécifique. Si pour un segment les conditions ne sont pas respectées, le processus digestif sera amoindri et les étapes digestives suivantes vont s’en trouver impactées et amoindries.

Conséquence :

  1. Putréfaction anormale dans les intestins responsable de constipation, gaz et ballonnements.
  2. Production de ptomaïnes (alcaloïdes produits par la putréfaction des protéines animales) toxiques responsables d’une auto-intoxication devant être neutralisée par le foie.
  3. Risque de surcharge de travail pour le foie qui laisse passer des toxines dans le sang.

Équilibre acide-base du sang et des tissus

De manière générale, le corps produit de l’acidité. Cette production acide est nettement plus importante en journée à cause de notre activité cellulaire (digestion, effort physique, etc.). Quand cette acidité est trop importante ou est difficilement éliminable par les reins et les poumons, elle est temporairement stockée dans les tissus conjonctifs. Ce sera donc principalement en journée que la surcharge d’acidité sera importante. Ce stockage acide dans les tissus conjonctifs peut avoir lieu alors que le sang est proche du neutre. En effet, l’équilibre acido-basique du sang est une priorité pour le corps c’est pourquoi le pH sanguin varie peu. Le corps va donc épurer le sang au fur et à mesure pour stocker ces acides dans le tissu conjonctif s’ils sont trop nombreux pour être tous éliminés dans un temps imparti par les reins et les poumons.

La nuit la production d’acide diminue. Les tissus conjonctifs pourront alors éliminer leur excès d’acide dans le sang pour l’éliminer ensuite par les reins et les poumons. C’est une période de nettoyage, qui correspond à un processus de guérison. Si une seule nuit ne suffit pas pour éliminer ces déchets acides et si l’apport en nouveaux déchets reste au même niveau alors c’est le début d’une maladie chronique qui va se déclencher beaucoup plus tard (plusieurs années voire plusieurs décennies après). C’est simplement lié au fait que le corps possède un seuil d’élimination par unité de temps.

Le pH du sang est stabilisé et maintenu à seuil de 7,37 et 7,40

Il existe six systèmes tampons pour maintenir un équilibre acido-basique au niveau du sang :

  • Bicarbonates/Acide carbonique : CO3H- / CO3H2
  • Hémoglobinates/Hémoglobine : Hb- / HbH
  • Oxyhémoglobinates/Oxyhémoglobine : HbO2– / HbO2H
  • Protéinates/Protéines : Prot- / ProtH
  • Phosphates bibasiques/Phosphates monophasiques : PO4H- / PO4H2
  • Acides organiques faibles dissociés : RCOO- / RCOOH

Un pH urinaire normal varie au long de la journée entre 4,6 et 7,8. Un pH fixe traduit un état pathologique.

Facteurs pouvant contribuer à une variation du pH

  • Le stress (qui augmente la production de toxines acides)
  • Un déséquilibre alimentaire (carence en fruits et légumes, aliments raffinés et dévitalisés, trop de gras saturés et de viandes…)
  • Une mauvaise élimination des toxines (les reins, le foie, le côlon, les poumons et la peau sont les organes qui se chargent habituellement de l’élimination des déchets du corps)
  • Une oxygénation insuffisante (cause d’une production accrue de toxines acides)
  • Un pH intestinal déséquilibré


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