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Tisane, thé, infusion

Tisane, thé et infusion

Un thé, une tisane, une infusion… Riches en minéraux, ces boissons possèdent des vertus anti-fatigue, stimulantes ou encore calmantes. Mais, parmi ces différentes appellations, il s’avère souvent difficile de faire un choix. Quelle boisson consommer pour accompagner notre petit déjeuner, ou lors de notre pause de l’après-midi ? Afin de vous aider à choisir la boisson la plus adaptée pour vous, nous vous emmenons pour un tour d’horizon de ces breuvages bienfaisants. Ainsi, nous vous proposons de découvrir les différences et subtilités de chacune, les bienfaits du thé et de la tisane… Et les meilleurs moment pour les consommer. Prêt(e) ?

Quelle différence entre thé et tisane ?

La différence entre tisane et thé repose sur la composition des plantes qui constitue le mélange. Ainsi, le thé contient de la théine provenant des feuilles de théiern issu de la famille des Camélias (Camellia sinensis).

Tisane verveine, Herbier de France

La tisane, quant à elle, ne possède pas de théine, contenant simplement des plantes naturelles. Elle peut être composée d’une seule plante ou de plusieurs comme le thym, le romarin, la camomille ou la verveine, par exemple.

Zoom sur les différents thés :

Il existe plusieurs variétés de thés : le thé blanc, le thé vert, le thé noir, et le jaune. Les différents thés sont issus de la même plante, mais leurs processus de récolte et de fabrication sont différents.

  • Le thé noir est le plus amer des thés, ayant subi une oxydation complète et une fermentation.
  • Le thé blanc et le thé vert sont quant à eux plus légers et moins amers car ce sont des thés non fermentés.
  • Par ailleurs, le thé rouge, ou Rooibos, est quant à lui un « faux thé », qui ne provient pas du théier mais d’un petit arbuste. C’est un thé fermenté dont la caractéristique est d’être dépourvue de théine.
  • Enfin, sachez que les boissons nommées « thé » dans le commerce peuvent être composées simplement de feuilles de théier ou mélangées avec des plantes naturelles ou des agrumes comme par exemple le thé noir au citron ou encore le thé vert à la menthe.

Quelle différence entre tisane et infusion ?

Nous l’avons abordé plus haut, c’est la composition qui différencie le thé de la tisane. L’infusion, quant à elle, renvoie à une technique de préparation de la tisane ou du thé.

Ainsi, l’infusion consiste à verser de l’eau portée à ébullition sur des feuilles ou des fleurs afin d’en extraire les composés aromatiques. Le temps d’infusion varie entre 5 et 20 minutes, le temps que l’eau refroidisse.

Les composés aromatiques présent dans les plantes sont connus pour être des substances fragiles. Il est donc conseillé d’infuser sa tisane autour des 80-90 degrés afin de ne pas dénaturer ces principes actifs.

Il existe d’autres techniques plus complexes afin de préparer une tisane comme la macération ou la décoction :

  • La macération consiste à faire tremper les plantes dans une eau à température ambiante pendant de longues heures.
  • La décoction ressemble à l’infusion, mais le départ se fait à eau froide avant de porter le mélange à ébullition.

Pourquoi consommer des boissons chaudes ?

Tisane, thé et infusion

Plusieurs vertus peuvent être attribuées aux tisanes et thés.

Premièrement, boire des boissons chaudes contribue à atteindre les recommandations de consommation d’eau. En effet, aujourd’hui, boire 1,5L d’eau par jour est souvent difficile. L’ajout de thé ou tisane participe alors à cet objectif de santé.

Nutritionnellement, boire du thé ou de la tisane pourrait par ailleurs permettre de limiter sa consommation de sodas ou de jus sucrés. Ainsi, il est préférable de ne pas sucrer son thé. Malgré tout, si vous êtes un(e) incorrigible bec sucré, tentez plutôt d’y ajouter une cuillère à café de miel !

Atouts santé des thés

D’un point de vue santé, le thé est notamment riche en flavonoïdes. Or, ceux-ci sont des puissants antioxydants réputés lutter contre le vieillissement cellulaire et les maladies cardio-vasculaires.

Atouts santé des tisanes

Les tisanes offrent quant à elles d’améliorer de multiples maux en fonction des plantes consommées. Ainsi, chaque plante possède des vertus qui lui sont propres : rafraichissante, calmante, tonifiante, antispasmodique ou encore diurétique … Il faut donc veiller à bien choisir sa tisane en fonction de l’effet recherché.

Thé ou tisane : quelle boisson pour qui ?

Entre le thé et la tisane il n’y en a pas une à privilégier plus que l’autre, ces deux boissons étant complémentaires. Il est donc recommandé de consommer de ces deux boissons chaudes pour bénéficier des vertus de chacune.

Cependant, au cours de la journée, il est plus intéressant de consommer du thé le matin pour son effet dynamisant et de la tisane en fin de journée pour ses vertus calmantes. En effet,  consommé à  haute dose  ou avant le coucher, l’effet stimulant du thé pourrait avoir un impact sur la qualité de votre sommeil.

De plus, on recommande aux personnes souffrant de problèmes cardiaques ou de troubles digestifs de ne pas boire trop de thé, compte tenu de la présence de théine, stimulante, dans le thé.

Théine & caféine, un effet stimulant

Il en va de même pour le café, composé de caféine. Or la caféine et la théine possèdent très peu de différence. Le thé provient du théier et la caféine du caféier. Mais il s’agit en réalité de la même molécule. Cependant elles agissent différemment sur notre organisme.

La caféine du café est complètement biodisponible et passe directement dans le sang. La théine du thé quant à elle à un effet d’assimilation plus long car les tanins ralentissent son absorption. L’effet stimulant du café est plus court, plus rapide et moins long comparé à celui du thé qui agit plutôt sur la longueur et en douceur.

Comment bien choisir mes infusions ?

Tisane, thé et infusion

J’opte pour des thés ou tisanes bio

De nombreux thés et tisanes peuvent contenir des pesticides, des herbicides, des métaux lourds… Il est donc préférable de consommer des thés ou tisanes biologiques, afin de réduire cette probabilité. La garantie n’est certes pas absolue, mais les filières biologiques sont tout de même davantage contrôlées.

Les thés en sachets, pratiques & rapides

Plus pratiques, plus simples et plus rapides, les thés en sachets semblent offrir de nombreux avantages. Or, présentés en sachets, les thés ou tisanes sont généralement transformés, mélangés ou réduits en poudre, ce qui affecte alors souvent leur qualité.

  • Si la praticité du sachet vous permet de boire davantage de ces boissons chaudes, alors vous devez choisir cette option.
  • Il est tout de même conseillé de choisir des sachets de thé pyramidaux et en mousseline de soie, dont les caractéristiques permettent une infusion optimale et de préservation des arômes, plutôt qu’en papier et plat.

Les thés en vrac, naturels & authentiques

Les avantages du thé en vrac sont quant à eux nombreux, à commencer par le fait qu’ils soient naturels et authentiques.

  • Premièrement, en vrac, les feuilles sont souvent entières,  d’une meilleure qualité et non hachées. Etant fragiles, les feuilles de thé perdent en effet une partie de leur propriétés, une fois transformées.
  • Par ailleurs, le sachet de thé limite l’espace d’infusion ce qui n’est pas le cas lors d’une infusion en théière ou dans un infuseur large avec un thé en vrac. Les arômes sont alors plus intenses et le gout plus prononcé.  
  • Enfin, le thé en vrac offre l’avantage de ne pas posséder d’emballage papier ce qui rend sa consommation plus intéressante d’un point de vue environnemental.
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Plantes aromatiques : Préparation, conservation

Comment préparer et conserver vos plantes aromatiques ?

Afin de bien profiter de vos plantes aromatiques, voici quelques astuces qui vous assureront une provision continue tout au long de l’année.

Plantes séchées

La façon la plus simple pour profiter de vos aromates tout au long de l’année est de les sécher.

Tisanes

Pour les herbes à tisanes telles que les verveines, les menthes et les mélisses, il suffit de couper les tiges, les nouer ensembles en bouquets et de les suspendre à sécher la tête en bas.

Si vous manquez de place et/ou de temps, vous pouvez également les enfourner à chaleur tournante et à température extrêmement basse jusqu’à ce qu’elles soient sèches – cela prendra au maximum 2h. Ensuite, vous pouvez enlever les feuilles et les mettre dans une boîte ou un bocal bien fermé et soigneusement nettoyé au préalable. Il suffit de prendre une petite dose de feuilles, la mettre dans une thèière et de la laisser infuser entre 5 min. et 15 min. selon votre goût pour obtenir une tisane réconfortante ou revigorante.

Herbes et épices sèches

Pour des herbes annuelles telles que le persil, vous pouvez procéder de la même façon pour les faire sécher. À la différence des feuilles et tiges des plantes pour tisanes, il faut enlever soigneusement les feuilles – les tiges ne s’utilisent pas – les broyer en fines paillettes puis les mettre dans des petits bocaux hermétiquement fermés.

En général, les herbes séchées ont beaucoup plus de goût que les herbes fraîches et s’utilisent directement avec la cuisson. On ne rajoute les herbes fraîches qu’au moment de servir !

Conserves

Il n’y a pas de limite à votre créativité pour confectionner des conserves à partir de vos plantes aromatiques ! Afin de profiter longtemps de vos créations, il est impératif de n’utiliser que des bocaux et bouteilles stérilisés ou bien nettoyés auparavant. Ensuite, il faut veiller à les fermer de façon hermétique et de les stériliser dans un stérilisateur ou de les mettre sur une grille sur pieds que vous poserez dans une grande casserole remplie d’eau que vous amènerez à ébullition. Des grandes marques comme Weck ou Le parfait proposent toutes sortes de tailles et de formes et ont l’avantage de se laisser réutiliser. Cependant, il est également possible de réutiliser vos pots de confitures ou de cornichons vides après avoir soigneusement nettoyé et le bocal et le couvercle. Voici quelques suggestions simples pour des conserves d’aromates tout au long de l’année :

Ail haché

Au lieu de laisser sécher et moisir vos gousses d’ail dans un coin oublié de votre cuisine, préparez des petites conserves d’ail haché mariné dans de l’huile d’olive. Vous pouvez le relever de piments hachés, l’agrémenter de gingembre ou encore le mêler à d’autres épices – thym, marjolaine, sauge, romarin, sarriette, laurier, etc. – pour confectionner des mélanges aromatiques à votre goût.

Pesto

Si votre persil et/ou votre basilic pousse en abondance, vous pouvez le transformer dans un tour de main en un délicieux pesto, qui rehaussera vos pâtes minutes tout au long de l’année. Il suffit de mettre les feuilles de vos herbes fraîches dans un mixeur, d’y ajouter beaucoup d’huile d’olive – vous pouvez également utiliser de l’huile de noix, de noisette, de sésame blanc vierge, de lin, etc. –, du sel, d’un peu de poivre ainsi que des amandes, des pignons de pins, des noisettes et encore d’autres herbes et épices – de l’ail, des échalottes. Si vous avez des bouts séchés de parmesan, de comté ou d’autres fromages à pâte semi- à complètement dure, vous pouvez les ajouter également. Au frigo, votre pesto fait maison se garde jusqu’à 4 semaines. Si vous souhaitez le conserver plus longtemps, il est impératif de le stériliser.

Vinaigres

Une autre façon millénaire de conserver vos aromates est le vinaigre. Vous pouvez soit aromatiser vos vinaigres en y ajoutant quelques brins d’aromates – pour un goût plus intensif, passez-les d’abord au four à 200°C à chaleur tournante pour 2 à 5 minutes – soit les ajouter à des conserves de légumes en saumure. Ainsi l’ail et la sauge se marient-ils merveilleusement bien aux conserves de champignons sauvages et l’estragon rehausse-t-il les conserves de cornichons et de radis, et le romarin et le thym se présentent comme merveilleux alliés pour vos chutneys de coing, de poire et de pomme…

Graines

Une méthode facile de conservation de vos aromates est la récolte des graines. Pensez donc à récolter les graines de vos coriandres, nigelles et de vos anis pour parfumer vos plats et pour débuter un semis au printemps prochain !

Qu’importent l’espace, le temps libre et les moyens, il y a des aromates pour tout un chacun. Donc n’hésitez pas à relever votre quotidien d’un peu de saveur !

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Culture des plantes aromatiques

Les plantes et leur utilisation sont un atout majeur aussi bien pour la cuisine, l’horticulture, la phytothérapie, l’aromathérapie, l’aromacologie et la cosmétiques.

Voici quelques astuces pour cultiver et profiter de vos plantes aromatiques selon votre rythme, votre mode de vie et vos besoins.

Vous trouverez dans un autre article une liste des plantes aromatiques les plus populaires pour leur vertus et leur bienfaits

Comment faire pousser vos plantes aromatiques ?

Comme pour toutes les plantes, les plantes aromatiques comportent des plantes annuelles, qui meurent avec l’hiver, et des plantes vivaces, qui reviennent au printemps suivant.

Parmi les premières, on compte surtout des plantes telles que le persil, la coriandre, l’aneth, le cerfeuil, la ciboulette, l’anis vert, la nigelle ou encore les plantes aromatiques fleuries telles que la bourrache et l’angélique.

Parmi les plantes aromatiques vivaces on peut compter notamment les différentes espèces de menthes, de sauges, de lavandes ainsi que d’autres herbes aromatiques méditerranéennes telles que le laurier-sauce, la sarriette, l’origan, le thym et le romarin.

Le basilic est une plante aromatique vivace mais très fragile. Si vous souhaitez lui faire passer l’hiver, il est conseillé de le rentrer ou de l’entourer de paillage – feuilles et branches mortes, écorces de pin, etc. – ainsi que de le couvrir avec un voile d’hivernage.

Graines ou godets ?

Selon le temps que vous souhaitez consacrer à la culture de vos plantes aromatiques, il est possible de les faire germer vous-mêmes à partir de graines ou de les acheter en godets chez votre fleuriste ou dans votre magasin de jardinage. En général, une culture à partir de semis donnera des résultats plus satisfaisants sur le long terme, car elle permet de surveiller et optimiser toutes les étapes de croissance des herbes.

Plantes aromatiques à partir de graines

Au début du printemps, munissez-vous de plusieurs contenants peu profonds – mini serres, coupelles, moules à tartes etc. – que vous remplissez avec un mélange de sable et d’humus. À défaut de terreau, vous pouvez également opter pour de l’ouate cosmétique achetée en supermarché.

Arrosez modérément, puis placez les graines sur le substrat ou enfoncez-les y selon les indications fournies sur l’emballage de votre semis.

Arrosez régulièrement jusqu’à ce que les graines aient fini de germer et de se développer dans des petits plants hauts de quelques centimètres.

our une germination et une première pousse optimales, il est conseillé de vaporiser de l’eau non calcaire à même le substrat, puis sur les jeunes pousses et d’éviter l’arrosage avec un arrosoir à jet unique, qui risque de plier et d’abîmer les jeunes pousses sans humidifier le substrat de façon égale – vous pouvez aussi munir votre arrosoir d’un pommeau.

Quand les jeunes pousses ont atteint une taille de plusieurs centimètres, vous pouvez les éclaircir, c’est-à-dire enlever les pousses malingres et ne garder que les plus vigoureuses.

À la fin du printemps, après la fin des gelées, vous pouvez enfin transplanter vos jeunes plants dans des contenants plus grands, en leur laissant suffisamment de place pour s’épanouir.

Pour partir avec une base très facile, des packs comme celui de Cultivea vous permettent de débuter avec l’ensemble des équipements et graines.

Plantes aromatiques en godet

Si vous optez pour les plantes en godet, il est important de les rempoter assez vite pour leur permettre de s’épanouir – la plupart des plantes en pot sont plantées dans un substrat de très mauvaise qualité, peu humifère, et sont destinées à être consommées puis jetées assez vite.

Lors de la transplantation de vos jeunes pousses ou de vos plantes achetées en godet, voici quelques astuces simples pour assurer un bel épanouissement et une durée de vie satisfaisante à vos herbes aromatiques :

Quel substrat ?

Le choix du substrat est très important pour faire pousser vos herbes aromatiques. Dans la plupart des cas, les plantes aromatiques nécessitent un substrat bien drainé mais humifère, c’est-à-dire riche en humus, qui assure une forte tenue en nutriments et contribue à une rétention d’eau optimale.

Pour obtenir un bon substrat, ajoutez d’abord une première couche de paillage minéral, qui assurera le drainage et évitera l’accumulation d’eau et la moisissure des racines. Prenez des billes d’argile ou encore du gravier, et remplissez entre un tiers et la moitié de votre contenant. Pour une plantation en pleine terre, il suffit de creuser un trou suffisamment profond et d’y ajouter quelques poignées de paillage minéral avant d’y poser la plante et de le remplir avec votre substrat.

Pour un substrat optimal, mélangez maintenant du terreau universel avec du sable et de l’humus dans des proportions 2/1/2. Vous pouvez également rajouter un peu de compost ou de fertilisant naturel tel que de la corne broyée, riche en azote, pour encourager une croissance abondante. Pour des plantes aromatiques méditerranéennes telles que les lavandes, le thym, la sarriette ou encore le romarin, il est conseillé d’incorporer également une poignée de gravier calcaire au terreau.

Une fois que vous maîtrisez ces basiques pour planter les herbes aromatiques, il n’y a pas de limites à votre créativité pour arranger vos propres carrés, plates-bandes, tourelles, spirales ou simplement de beaux pots et de belles jardinières touffus.

Où et comment planter vos plantes aromatiques ?

Que vous disposiez d’un jardin entier ou seulement d’un coin de balcon ou d’étagère, il existe des plantes aromatiques pour tous les volumes et pour tous les budgets !

Pleine terre

En pleine terre, vous pouvez à la fois créer des parties exclusivement réservées aux plantes aromatiques que vous pouvez alors arranger en carrés géométriques, en ronds points où se juxtaposent les senteurs et les couleurs tout au long de l’année, ou vous pouvez tout simplement intégrer quelque herbes aromatiques dans vos plates-bandes, vos jardins de pierres ou encore entre les plantes de votre potager pour éloigner les nuisibles – ainsi l’aneth et la coriandre éloignent-ils les pucerons, le basilic fait-il fuir moustiques et moucherons et les capucines, plantées au pied d’un rosier ou d’un arbre fruitier, attirent-elles les nuisibles qui se repaissent sur elles au lieu d’attaquer vos fleurs et vos fruits !

Potager surélevé

Si vous souffrez du dos et/ou peinez à vous pencher, il existe une variante de culture qui vous facilitera la vie : un potager surélevé. Si vous manquez de temps, il existe un grand nombre de potagers surélevés ou de jardinières surélevés que l’on peut acheter touts faits sur des sites à l’instar d’Amazon.

Si vous avez le temps et l’envie, il est pourtant très simple de vous confectionner un potager surélevé selon vos goûts et vos besoins. La variante classique consiste en la confection d’un carré en bois fabriqué à partir de planches ou de palettes, que l’on remplit ensuite de paillage minéral, de terreau et – si vous pouvez en avoir – d’une bonne dose de fumier. Vous pouvez également vous servir d’un caisson en filet métallique rempli de pierres et fixé sur les coins avec quatre poteaux en bois ou en métal. Mais les possibilités sont tout à fait infinies : si vous avez un grand jardin et une vieille camionnette ouverte du style «  pick up » qui encombre votre garage, vous pouvez en remplir le plateau de substrat et ainsi transformer une vieille carosserie rouillée en un îlot de verdure parfumé. En dehors de l’avantage pour votre dos, vos aromates vont adorer être plus près du soleil !

Spirale d’aromatiques

Une autre variante très populaire et efficace pour cultiver ses herbes aromatiques est la culture en spirale. En plus d’une optimisation parfaite de l’espace, elle permet de cultiver ensemble des plantes avec des besoins d’entretien différents tout en respectant leurs nécessités.

Selon votre temps et vos besoins, vous pouvez acheter des spirales toutes faites – il existe des structures en bois, en métal et en pierre qui se déclinent dans toutes les tailles. Vous pouvez également fabriquer votre propre spirale. Pour une spirale en bois, il suffit d’attacher des lanières en bois de taille décroissante sur des fils métalliques, fixer une bâche sur le revers, puis d’enrouler le triangle dans les dimensions souhaitées et de le fixer à l’aide de poteaux que vous enfoncerez dans le sol. Il est également possible de construire une spirale en pierres.

Deux variantes s’y prêtent particulièrement bien.

Tout d’abord, la spirale en muraille qui se prête aux terrains secs et rocailleux. Il suffit de ramasser les pierres que vous y trouvez naturellement et qui vous rendent si pénible d’aménager vos plates-bandes, potagers, etc. De même que pour la construction d’un parapet, il suffit d’empiler les pierres de tailles différentes en forme de spirale, puis de rajouter le substrat à l’intérieur, qui stabilisera ainsi toute votre structure en pierres.

Si vous n’avez que des cailloux et des pierres de petite taille, vous pouvez d’abord ériger une spirale en caisson avec un filet métallique que vous pouvez acheter au mètre dans les magasins de bricolage et de jardinage. Il suffit ensuite de remplir le caisson avec vos pierres, puis d’ajouter votre substrat et d’y mettre vos plantes.

En plus d’une optimisation de l’espace parfaite, la spirale aromatique a le grand avantage de permettre la culture d’aromates dans des endroits où le substrat les empêche de pousser naturellement – sol trop sec, caillouteux et pauvre ou au contraire trop lourd et glaiseux. Au sein de votre spirale, vous pouvez créer également des compartiments en insérant des planches dans l’interstice entre les plantes. Ceci permet de cultiver des plantes avec des besoins de terreau et/ ou d’arrosage différents ainsi que d’empêcher les plantes aux racines extrêmement vigoureuses et envahissantes d’empiéter sur le terrain des autres plantes et de les éliminer.

Balcon et terrasse

Sur un balcon ou en terrasse, vous pouvez regrouper vos herbes aromatiques dans des pots ou des jardinières. Optez par exemple pour une grande potée d’herbes méditerranéennes – différentes espèces de thym, de romarin, de sarriette et de lavande – pour obtenir une touffe odorante au feuillage persistant et résistant au froid, qui se pare de plus de jolies petites fleurs du printemps à l’automne ! De même que pour un jardin en pleine terre, vous pouvez combiner des aromates annuelles et vivaces pour assurer une petite récolte tout au long de l’année.

Il est même possible de créer votre spirale d’aromates, qui est un moyen extrêmement efficace pour optimiser l’espace réservé aux plantes à de niveaux de hauteur différents tout en gardant assez de lumière pour chacune de vos plantes. Que vous l’achetiez, ou que vous la construisiez – voir ci-dessus – selon les dimensions de votre balcon ou de votre terrasse, vous allez être conquis par cette nouvelle façon décorative et pratique d’optimiser votre espace !

Cuisine

Si votre cuisine dispose d’une source de lumière – fenêtre, porte sur le balcon, etc. – vous pouvez cultiver vos aromates en pot de la façon habituelle – voir ci-dessus. Si vous n’avez pas cette chance, il est tout à fait possible d’avoir une belle culture de plantes aromatiques dans des bacs intelligents avec réservoir d’eau et éclairage intégrés. Vous les trouverez sur des sites comme Amazon.

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Plantes aromatiques : Vertus et bienfaits

Les plantes aromatiques sont un atout majeur pour tout cuisinier et tout horticulteur. Parfumées, goûteuses et souvent très bénéfiques pour la santé, elles donnent de la saveur à votre quotidien.

Voici une liste de plantes et de herbes aromatiques parmi les plus populaires pour leur usages et vos besoins en : aromathérapies, compléments alimentaires, cosmétiques et pour votre bien être .

Propriétés en plus de leurs gouts

Saveurs douces ou piquantes, fortes ou subtiles, fraiches ou musquées… Les plantes aromatiques constituent un véritable trésor d’arômes dans lequel piocher pour agrémenter vos plats, vos desserts et vos boissons. Certaines, comme la sauge ou le thym, font partie de nos cuisines depuis des millénaires, tandis d’autres nous parviennent du bout du monde comme le poivre, la vanille ou le piment. D’autres enfin, que l’on croit oubliées pour un temps, ressurgissent au rythme des modes culinaires : c’est le cas par exemple de l’armoise ou de la bourrache.

En plus de l’incroyable diversité de goûts et d’odeurs qu’elles apportent à notre quotidien, les herbes aromatiques possèdent très souvent des vertus intéressantes d’un point de vue médical : antiseptiques, antispasmodiques, antifongiques, riches en vitamines et minéraux… Elles sont d’ailleurs aussi utilisées sous forme d’huiles essentielles ou en ingrédients dans les produits d’hygiène et les cosmétiques.

Ail (Allium sativum)

Ail (Allium sativum)

L’ail est une plante herbacée aromatique utilisée par l’Homme depuis des millénaires. On en trouve des centaines de variétés différentes. C’est le plus souvent le bulbe que l’on utilise dans la cuisine, mais les jeunes pousses se consomment aussi. Les vertus de l’ail sont supposées multiples : antibactérien, protection contre les risques cardiovasculaires, antihypertenseur, il renferme aussi de nombreuses vitamines.

Ail des ours (Allium ursinum)

Ail des ours (Allium ursinum)

L’ail des ours, appelé aussi ail sauvage, est utilisé de longue date et a longtemps été considéré comme une plante magique et purifiante. Il pousse dans les sous-bois, au frais, où il peut former de vastes colonies. On utilise le bulbe et les feuilles sous de multiples formes. Ses propriétés sont similaires à celle de l’ail, mais de manière plus concentrée.

Ajowan (Trachyspermum ammi)

Ajowan (Trachyspermum ammi)

L’ajowan est la graine d’une plante originaire d’Inde et cultivée en Asie. Proche du cumin et de l’aneth, elle est abondamment utilisée dans la cuisine indienne. En plus de sa saveur, elle a de nombreuses vertus thérapeutiques : l’ajowan serait antispasmodique, antibactérien, antifongique, anti-inflammatoire et antalgique. Il s’utilise notamment en traitement des problèmes gastriques et en traitement des infections.

Aneth (Anethum graveolens)

Aneth (Anethum graveolens)

L’aneth est une plante aromatique au feuillage vert qui se cultive facilement et peut atteindre jusqu’à un mètre de haut. On utilise surtout ses feuilles dans la cuisine. Leur goût rappelle celui de l’anis. A la fin de l’été, l’aneth produit de petites fleurs jaunes dont les graines se consomment également telles quelles ou moulues. On lui attribue des propriétés digestives.

Angélique (Angelica archangelica)

Angélique (Angelica archangelica)

L’angélique est une plante potagère aromatique qui décore aussi joliment les jardins. Pouvant mesurer jusqu’à 2,5 mètres de haut, ses feuilles sont vertes et duveteuses et ses fleurs de couleur vert clair. Originaire de Scandinavie, elle se plaît dans les zones froides et humides. On utilise ses graines, feuilles et tiges dans la préparation de liqueurs mais aussi en confiserie et pâtisserie.

Anis vert (Pimpinella anisum)

Anis vert (Pimpinella anisum)

L’anis vert est une plante aromatique originaire du Proche Orient. De taille modeste, elle possède des feuilles vertes duveteuses, des tiges creuses et donne naissance à de petites fleurs blanches. Ce sont le plus souvent les graines que l’on consomme dans la cuisine. Leur goût rappelle celui de l’anis étoilé, en plus subtil. Les tiges et les feuilles sont également consommables.

Anis étoilé (Illicium verum)

Anis étoilé (Illicium verum)

L’anis étoilé, ou badiane, est le fruit du badianier, un arbre originaire de Chine. L’arbre se plaît dans les climats tempérés mais est rare en Europe. Il arbore un feuillage vert brillant et de grandes fleurs parfumées. Le fruit de la fleur est récolté, séché, et utilisé dans les plats et les boissons, auxquels il donne son goût anisé.

Armoise (Artemisia)

Armoise (Artemisia)

L’armoise est une plante basse au feuillage à la fois esthétique et aromatique. Originaires de zones à climat tempéré, elle résiste à la sécheresse et se cultive facilement. Il en existe des centaines d’espèces différentes. Les feuilles sont utilisées depuis l’Antiquité pour leurs vertus médicinales, et certaines espèces comme l’absinthe et le génépi servent à la préparation de boissons alcoolisées.

Ase fétide (Ferula assa foetida)

Ase fétide (Ferula assa foetida)

L’ase fétide est une plante vivace, assez proche du fenouil et de la carotte et qui peut atteindre jusque trois mètres. Elle doit son nom à son odeur soufrée. On récupère le suc de la tige et des racines. La résine ainsi obtenue possède une odeur semblable à celle de l’ail ou de l’oignon, et s’utilise comme aromate dans la cuisine orientale.

Aspérule odorante (Galium odoratum)

Aspérule odorante (Galium odoratum)

L’aspérule odorante est une petite plante européenne au feuillage vert qui pousse dans les sous-bois, les clairières et le pied des arbustes. A la floraison, elle se couvre de petites fleurs blanches. Si la plante fraiche n’est que peu odorante, elle révèle ses propriétés aromatiques une fois coupée et séchée, et prend une odeur de vanille. Elle se consomme par exemple en infusion.

Aurone (Artemisia abrotanum)

Aurone (Artemisia abrotanum)

L’aurone est une espèce d’armoise au feuillage vert très découpé et buissonnant. Pouvant atteindre jusqu’à un mètre de haut, elle complémente bien les massifs floraux. Ses feuilles dégagent un parfum citronné. Elle se consomme facilement comme aromate dans les salades, avec du poisson ou de la viande. C’est aussi la plante à partir de laquelle on fabrique la liqueur d’arquebuse.

Basilic (Ocimum basilicum)

Basilic (Ocimum basilicum)

Le basilic, ou pistou en Provence, est une petite herbacée qui dépasse rarement cinquante centimètres de haut. Il arbore de petites feuilles d’un vert lumineux et des petites fleurs blanches pendant l’été. Originaire d’Inde, il se plaît autour de la Méditerranée. Ses feuilles sont un excellent condiment, utilisé notamment dans la cuisine italienne. Placé à la fenêtre, il éloigne les moustiques.

Bigaradier (Citrus aurantium)

Bigaradier (Citrus aurantium)

Le bigaradier, aussi appelé oranger amer ou oranger de Séville, se distingue de l’orange douce. Il est principalement utilisé comme plante ornementale, et se plaît sous les climats subtropicaux. Ses fruits, amers quand ils sont crus, se dégustent en confitures ou en sirop. Quant à son arôme, on le retrouve souvent dans les parfums : c’est l’ingrédient de base de l’huile de Néroli.

Bourrache (Borago)

Bourrache (Borago)

La bourrache est une petite plante aux feuilles duveteuses, qui fait de très jolies petites fleurs bleues ou blanches. Elle pousse en Europe, au Proche Orient et en Sibérie. A la fois esthétique et prisée des insectes pollinisateurs, elle éloigne les limaces et se ressème toute seule, en faisant une bonne alliée du potager. Les fleurs, parfumées, se consomment en aromates ou en tisane.

Cannelle (Cinnamomum verum)

Cannelle (Cinnamomum verum)

La cannelle provient du cannelier, un arbre originaire des régions tropicales d’Asie au feuillage vert brillant et pouvant atteindre quinze mètres de haut. Il ne pousse pas en Europe. On prélève son écorce qu’on fait sécher pour obtenir les bâtons de cannelle, la cannelle de Ceylan étant la plus parfumée. La cannelle est abondamment utilisée en cuisine mais aussi dans les boissons.

Capucine (Tropaeolum)

Capucine (Tropaeolum)

La capucine est une herbacée originaire d’Amérique et qui pousse facilement sous les climats tempérés. Elle arbore des feuilles vertes arrondies et fait de jolies fleurs rouges, jaunes, roses ou orange. Grimpante, tapissante ou naine, elle se prête à toutes les dispositions, même en jardinière. Les fleurs et les feuilles ont un goût piquant et aromatique et peuvent se consommer crues ou cuites.

Cardamome (Elettaria cardamomum)

Cardamome (Elettaria cardamomum)

La cardamone est une épice et une plante originaire d’Asie du sud-est. Elle arbore un très beau feuillage vert sombre et constitue une bonne plante décorative. La graine des fleurs est récoltée pour l’utiliser comme épice. Son parfum à la fois poivré et citronné en fait l’une des épices les plus utilisées dans le monde, à la fois dans les plats et les boissons.

Carvi (Carum carvi)

Carvi (Carum carvi)

Le carvi est une plante des climats chauds et tempérés, d’aspect similaire à l’aneth, au fenouil et à l’anis. Ses graines sont utilisées comme épice, et réputées pour être antispasmodiques et soigner les maux intestinaux. Le carvi est aussi prisé pour son goût aromatique dans de nombreux plats et la fabrication de certains alcools. Les feuilles et la racine sont également consommables.

Cerfeuil (Anthriscus cerefolium)

Cerfeuil (Anthriscus cerefolium)

Le cerfeuil est une plante condimentaire originaire d’Asie Centrale qui se cultive facilement en potager. Ses petites feuilles vertes ont un arôme à la fois puissant et délicat très apprécié dans les salades, les soupes, les viandes, les poissons, les omelettes… Les feuilles se consomment de préférence fraîches et finement hachées, pour conserver toute leur saveur.

Cerfeuil musqué (Myrrhis odorata)

Cerfeuil musqué (Myrrhis odorata)

Le cerfeuil musqué possède un beau feuillage semblable à celui de la fougère et fait de petites fleurs blanches. Il constitue une belle plante d’ornement dans le jardin. Ses feuilles se consomment comme celles du cerfeuil. Leur goût est semblable, mais un peu plus anisé. Les graines du cerfeuil musqué conviennent bien aux desserts et boissons.

Ciboule (Allium fistulosum)

Ciboule (Allium fistulosum)

La ciboule est une plante aromatique vivace qui ressemble un peu à l’oignon ou à la ciboulette. Ses feuilles d’un vert bleuté sont cependant plus épaisses que celles de la ciboulette, et elle n’a pas de bulbe comme l’oignon. Toutes les parties de la ciboule sont comestibles, même ses fleurs blanches. Elle a un parfum proche de l’oignon, en plus délicat.

Ciboulette (Allium schoenoprasum)

Ciboulette (Allium schoenoprasum)

La ciboulette, aussi appelée civette, est une plante aromatique vivace qui se cultive facilement en pot ou en jardin. Ses feuilles sont beaucoup plus fines que celles de la ciboule et elle fait des fleurs violettes. Ses feuilles et ses fleurs sont délicieuses dans les salades, omelettes, soupes et crudités. Contrairement à la ciboule, le bulbe de la ciboulette n’est pas comestible.

Citronnelle (Cymbopogon citratus)

Citronnelle (Cymbopogon citratus)

La citronnelle est une plante originaire d’Asie qui se cultive sous les climats tropicaux mais aussi tempérés. Elle fait de longues feuilles vertes qui peuvent atteindre deux mètres de haut et poussent en bouquet. On utilise ses feuilles dans la cuisine, en infusion et pour obtenir de l’huile essentielle. Son goût frais et citronné se retrouve souvent dans les plats asiatiques.

Coriandre (Coriandrum sativum)

Coriandre (Coriandrum sativum)

La coriandre est une plante aromatique potagère originaire d’Asie et du Proche-Orient, qui se cultive facilement en pot ou potager. Ses petites feuilles délicates exhalent un parfum très caractéristique et incontournable dans la cuisine asiatique et indienne. On consomme ses feuilles fraiches et ses graines, mais aussi son huile essentielle.

Cresson alénois (Lepidium sativum)

Cresson alénois (Lepidium sativum)

Le cresson alénois est une petite plante comestible qui se cultive facilement en potager. Il pousse très vite et peut repousser plusieurs fois dans l’année. On consomme ses graines germées, ses jeunes pousses et ses feuilles crues, en salade ou en condiment. Son goût légèrement piquant réhausse les plats et active l’appétit. Il est également riche en vitamines et minéraux.

Cresson de fontaine (Nasturtium officinale)

Cresson de fontaine (Nasturtium officinale)

Le cresson de fontaine est une plante semi-aquatique comestible et cultivée depuis des siècles en Europe, Asie et Afrique du Nord. Il présente de petites feuilles vertes qui prennent un goût amer pendant la floraison. En cuisine, il s’apprécie en salade, en soupe, ou en accompagnement de viandes ou poissons. Ne consommez que du cresson cultivé : le cresson sauvage peut abriter un parasite.

Cumin (Cuminum cyminum)

Cumin (Cuminum cyminum)

Le cumin est une plante originaire du Proche-Orient qui se plaît sous les climats chauds et ensoleillés. De petite taille, ses feuilles sont vertes et filiformes et ses fleurs mauves. Ses graines ressemblent un peu à l’anis, mais leur arôme est plus poivré et âcre. Largement utilisé dans les cuisines du monde entier, il aide aussi à lutter contre les troubles digestifs.

Curcuma (Curcuma longa)

Curcuma (Curcuma longa)

L’épice curcuma est issue du rhizome d’une plante appelée curcuma longa. Il existe d’autres curcumas qui sont uniquement ornementaux. Originaire d’Asie tropicale, il apprécie la chaleur et se cultive bien en pot. Il possède de longues feuilles vertes et fait de très belles fleurs roses. L’épice se retrouve dans de nombreux plats orientaux et mélanges, dont le fameux curry. C’est un anti-oxydant et un anti-inflammatoire.

Câpre (Capparis spinosa)

Câpre (Capparis spinosa)

La câpre est le fruit produit par le câprier, un petit arbuste qui pousse à l’état sauvage sur tout le pourtour méditerranéen. Il arbore des petites feuilles vertes et des épines, et fait de jolies fleurs parfumées. Le bouton de la fleur est prélevé pour être consommé comme condiment dans la cuisine méditerranéenne. On utilise aussi les feuilles en cataplasme contre les démangeaisons.

Cédrat (Citrus medica)

Cédrat (Citrus medica)

De la famille des agrumes, le cédrat est un arbuste originaire d’Asie et se cultive sur les côtes méditerranéennes. Il produit un gros fruit bosselé à l’écorce épaisse. Sa pulpe est peu abondante, peu juteuse et assez insipide. C’est donc surtout son écorce qui est recherchée. Confite, elle s’utilise dans les gâteaux, pâtisseries et en pâte de fruit.

Céleri (Apium graveolens)

Céleri (Apium graveolens)

Le céleri est une plante herbacée cultivée en potager qui se plaît sous les climats doux et humides. Ses différentes variétés actuelles ont pour origine l’ache des marais, déjà cultivée sous les Grecs. Tout se consomme dans le céleri : les racines autant que les feuilles, crues autant que cuites. Il est très riche en minéraux, peu calorique et c’est un bon diurétique.

Echalote (Allium ascalonicum)

Echalote (Allium ascalonicum)

L’échalote est de la famille de l’oignon, de l’ail, du poireau et de la ciboulette. Elle se plait dans les environnements ensoleillés et craint l’humidité. Grand classique de la gastronomie française, le bulbe de l’échalotte a un goût semblable à celui de l’oignon mais en plus subtil. Elle se mange autant crue que cuite, et sublime les sauces des plats et salades.

Estragon (Artemisia dracunculus)

Estragon (Artemisia dracunculus)

L’estragon est une variété d’armoise originaire d’Asie Centrale et qui se plaît sous le climat méditerranéen et dans des terrains légers, où il se cultive alors facilement. On récolte les jeunes pousses de l’estragon pour les utiliser comme aromate dans la cuisine, par exemple dans la sauce tartare ou la sauce béarnaise. Son goût étant puissant, il faut l’utiliser à petites doses.

Faux poivre (Schinus terebinthifolius)

Faux poivre (Schinus terebinthifolius)

Le faux poivre est aussi appelé poivre rose. Il s’agit de la baie du faux-poivrier, un arbre originaire d’Amérique du Sud et qui pousse sous les tropiques. La baie exhale une odeur poivrée. Elle est récoltée et utilisée à la manière du poivre, en épice dans les plats. L’huile essentielle de poivre rose est utilisée contre les douleurs articulaires.

Fenouil (Foeniculum vulgare)

Fenouil (Foeniculum vulgare)

Le fenouil est une plante potagère qui peut atteindre plus de deux mètres. Il aime la chaleur et se cultive facilement, mais à l’écart des autres légumes. On utilise en cuisine le bulbe, les tiges et les feuilles mais aussi les graines. Le fenouil se mange cru ou cuit, et son petit goût d’anis donne une saveur fraiche aux plats.

Fenugrec (Trigonella foenum graecum)

Fenugrec (Trigonella foenum graecum)

Le fenugrec est une plante buissonnante aux petites feuilles vertes et qui donne de petites fleurs jaunes. Il préfère les climats chauds. Les gousses du fenugrec contiennent de petites graines que l’on utilise à la fois pour leur arôme et pour leurs propriétés médicinales. C’est une épice que l’on retrouve souvent dans les plats indiens, notamment en accompagnement de poissons et en curry.

Genièvre (Juniperus communis)

Genièvre (Juniperus communis)

Le genièvre est une baie issue du genévrier, un petit conifère qui pousse en Europe, Amérique du Nord et Asie. Il se cultive facilement en jardin et produit des petites baies d’un noir bleuâtre. On les consomme comme condiment pour leur saveur légèrement conifère – par exemple dans la choucroute. C’est aussi un ingrédient de fabrication du Gin et de la Genièvre.

Gingembre (Zingiber officinale)

Gingembre (Zingiber officinale)

Le gingembre que l’on consomme est le rhizome d’une jolie plante tropicale originaire d’Inde. On peut facilement le faire pousser à partir d’une racine de gingembre achetée dans le commerce. La plante arbore de belles feuilles brillantes et une jolie fleur. Le gingembre quant à lui s’utilise dans de nombreux plats sucrés et salés ainsi qu’en décoctions et boissons, leur conférant un arôme chaud et piquant.

Girofle (Syzygium aromaticum)

Girofle (Syzygium aromaticum)

Le clou de girofle provient du giroflier, un arbre originaire d’Indonésie et qui pousse en zone tropicale humide. Il possède un feuillage permanent et donne des fleurs après plusieurs années. Ce sont les boutons des fleurs que l’on récolte pour les faire sécher obtenir les clous de girofle. Il est prisé autant pour son arôme intense que pour son action anti-inflammatoire et anesthésiante.

Houblon (Humulus lupulus)

Houblon (Humulus lupulus)

Le houblon est une plante vivace originaire d’Europe et d’Amérique du Nord. C’est une plante grimpante, dont les tiges peuvent atteindre 10 mètres de long. A la floraison, le houblon produit des cônes qui sont récoltés. On les utilise principalement dans la fabrication de la bière. Les jeunes pousses de houblon sont aussi utilisées en légumes et en tisane.

Hysope (Hyssopus officinalis)

Hysope (Hyssopus officinalis)

L’hysope est un arbrisseau originaire du pourtour méditerranéen. Elle se présente en bouquets d’environ cinquante centimètres de haut, et ses feuilles exhalent un agréable parfum, semblable à celui de la menthe sauvage. L’hysope fait de très jolies fleurs d’un bleu violet profond, constituant une bonne plante décorative tout autant qu’aromatique. On peut consommer les feuilles et les fleurs en condiment ou en infusion.

Laurier (Laurus nobilis)

Laurier (Laurus nobilis)

Le laurier ou laurier-sauce (laurus nobilis) est à ne pas confondre avec le laurier-rose, (nerium oleander) qui est très toxique. Au contraire, le laurier-sauce possède des feuilles comestibles et très aromatiques, que l’on utilise notamment dans les soupes et plats en sauce. Le laurier-sauce se présente comme un petit arbre aux feuilles vert mat. Il se plaît sous les climats tempérés.

Livèche (Levisticum officinale)

Livèche (Levisticum officinale)

La livèche est un plante aromatique originaire du Proche-Orient et présente dans les zones tempérées. Elle pousse en bouquet de tiges couvertes de petites feuilles vertes. On récolte ses feuilles et ses graines que l’on utilise en cuisine comme condiment, leur odeur rappelant un peu celle du céleri. Les feuilles sont parfaites pour les ragoûts, et les graines sont surtout utilisées en pâtisserie.

Marjolaine (Origanum majorana)

Marjolaine (Origanum majorana)

La marjolaine est une plante aromatique qui pousse en touffes d’une soixantaine de centimètres et donne des fleurs blanches ou mauves. Ses feuilles parfumées sont utilisées en cuisine, notamment dans les plats en sauce, sur les pizzas ou dans une marinade ou une soupe. Sa saveur est proche de l’origan, mais plus subtile, et rappelle également un peu l’arôme du thym.

Menthe (Mentha)

Menthe (Mentha)

La menthe est une plante aromatique incontournable des plats et boissons d’été. Elle pousse facilement en sol ou en pot et éloigne certains insectes. On utilise ses feuilles dans les sauces, salades, boissons et desserts, tandis que son arôme et son parfum se retrouve dans de nombreux produits d’hygiène et d’entretien. Il existe plusieurs variétés de menthe avec des arômes un peu différents.

Monarde (Monarda didyma)

Monarde (Monarda didyma)

La monarde est une plante vivace qui se pare de grosses fleurs colorées pendant la floraison en été. Originaire d’Amérique du Nord, elle se cultive facilement en zone tempérée et forme des bouquets pouvant atteindre un mètre de haut. Ses feuilles et ses fleurs se récoltent pendant la floraison et se consomment ensuite en tisane ou en aromate dans les salades.

Moutarde blanche (Sinapis alba)

Moutarde blanche (Sinapis alba)

La moutarde blanche est une plante aux tiges souples et velues, aux feuilles vertes et aux fleurs jaunes. Elle est prisée des jardiniers qui s’en servent comme couvre-sol contre les herbes indésirables et comme engrais naturel. Quant à ses graines, de couleur jaune clair, elles se consomment en condiment dans les plats ou pour fabriquer, bien sûr, la fameuse moutarde !

Moutarde brune (Brassica juncea)

Moutarde brune (Brassica juncea)

La moutarde brune ressemble à la moutarde blanche mais produit des graines plus petites et de couleur plus foncée que la moutarde blanche. Ses graines ont aussi un arôme à la fois plus rond et plus piquant, et servent à fabriquer la moutarde de Dijon. On la retrouve dans de nombreux plats indiens et végétariens.

Muscade (Myristica fragrans)

Muscade (Myristica fragrans)

La noix de muscade est le fruit du muscadier, un arbre originaire d’Indonésie et qui pousse en zones tropicales. La noix est prélevée au cœur du fruit du muscadier. Séchée, elle est utilisée râpée en cuisine pour son arôme puissant et musqué. La noix de muscade doit cependant être utilisée avec précaution car elle est toxique à haute dose.

Mélisse (Melissa officinalis)

Mélisse (Melissa officinalis)

La mélisse officinale est une plante aromatique originaire d’Europe et d’Asie Centrale. Elle pousse en bouquets de tiges pouvant atteindre un mètre de haut et couvertes de petites feuilles ovales et vertes. On récolte ses feuilles, que l’on utilise fraiches ou séchées avec crudités, salades, soupes, plats en sauce et marinades. Son goût rappelle le citron avec un accent un peu épicé.

Nigelle cultivée (Nigella sativa)

Nigelle cultivée (Nigella sativa)

La nigelle cultivée est une plante au beau feuillage et aux fleurs blanches élégantes. Elle constitue une bonne plante décorative. Les graines de la fleur sont parfois appelées ‘cumin noir’. On les prélève pour les utiliser ensuite en épice dans la cuisine (à petite dose, car sinon elles peuvent s’avérer toxiques) ou pour obtenir de l’huile utilisée en application externe.

Oignon (Allium cepa)

Oignon (Allium cepa)

L’oignon est un légume originaire d’Asie et qui est aujourd’hui un incontournable de la plupart des cuisines du monde. Il en existe des centaines d’espèces. La plante présente de grandes feuilles épaisses et fait de grosses fleurs rondes. C’est surtout le bulbe que l’on consomme pour sa saveur forte et sucrée. Les oignons blancs, jaunes, rouges et les petits oignons blancs sont les plus courants.

Olive (Olea europaea)

Olive (Olea europaea)

L’olive est le fruit de l’olivier, un arbre présent sur tout le pourtour méditerranéen. En terre ou en pot, il se plaît dans les environnements relativement secs et ensoleillés. Il est recherché autant pour son aspect ornemental que pour la culture de l’olive. L’olive est en effet un classique de la gastronomie méditerranéenne, qu’elle soit consommée entière en condiment (après traitement) ou en huile.

Origan (Origanum vulgare)

Origan (Origanum vulgare)

L’origan est une herbe aromatique originaire du pourtour méditerranéen et d’Asie occidentale. Il arbore des tiges rouges et de petites feuilles vertes, et fleurit en de petites fleurs roses. Les feuilles sont beaucoup utilisées dans les cuisines italienne et portugaise, notamment dans les sauces à base de tomate et sur les pizzas. On lui attribue des propriétés antiseptiques et antibactériennes.

Persil (Petroselinum crispum)

Persil (Petroselinum crispum)

Le persil est une herbe aromatique savoureuse. Originaire du bassin méditerranéen, il se cultive facilement en terre ou en pot. On en trouve de nombreuses espèces différentes. Ses feuilles servent à aromatiser les soupes, omelettes, viandes, légumes… C’est aussi l’ingrédient principal de certains plats comme le taboulé. Le persil est riche en vitamines et minéraux.

Piment de la Jamaïque (Pimenta dioica)

Piment de la Jamaïque (Pimenta dioica)

Le piment de la Jamaïque est un arbre originaire des régions tropicales d’Amérique. Pouvant atteindre dix mètres de haut, il produit de petits fruits sphériques. Un fois séché, ce fruit constitue ce qu’on appelle le quatre-épices, et développe tout à la fois des arômes de girofle, de cannelle, de muscade et de poivre coco. La feuille du piment de Jamaïque s’utilise à la manière des feuilles de laurier.

Piments (Capsicum)

Piments (Capsicum)

Le piment comporte plusieurs espèces regroupées dans le genre capsicum. Tous sont originaires d’Amérique. Les poivrons font partie des capsicum : ils sont issus de sélections successives destinées à trouver un piment doux. Les piments sont utilisés dans de nombreux plats pour leur donner du goût et du piquant. Il est possible d’en cultiver en terre ou en pot, et certains sont également décoratifs.

Pimprenelle (Sanguisorba minor)

Pimprenelle (Sanguisorba minor)

La pimprenelle est une herbe vivace aromatique aux tiges couvertes de petites feuilles vertes dentées et aux fleurs pourpres. Elle est facile à cultiver en jardin. Ce sont les feuilles que l’on utilise en cuisine, pour parfumer salades, viandes, poissons et sauces de leur saveur fraiche, rappelant celle du concombre. Les feuilles ont aussi des propriétés hémostatiques et apaisantes.

Poireau (Allium porrum)

Poireau (Allium porrum)

Le poireau est une plante potagère et un grand classique de la cuisine d’hiver en Europe. On trouve de nombreuses variétés différentes de poireaux, et il se récolte presque toute l’année. Le poireau se consomme surtout cru, en soupe, cuit à l’eau, à la vapeur ou braisé. Il est riche en vitamines et minéraux et peu calorique.

Poivre (Piper)

Poivre (Piper)

Le poivre est une épice provenant du poivrier, un petit arbre originaire des côtes d’Inde. Il existe plusieurs espèces de poivriers, et également des espèces appelées poivres sans qu’elles fassent partie de la même famille. Le poivre noir est celui que l’on trouve aujourd’hui partout. Son arôme parfumé et piquant réhausse les plats du monde entier et agit comme exhausteur de goût.

Raifort (Armoracia rusticana)

Raifort (Armoracia rusticana)

Le raifort est une plante potagère aux très grandes feuilles, originaire d’Europe centrale et d’Asie occidentale, et très rustique. C’est sa racine qui est consommée, une racine longue et épaisse à chair blanche. Elle a un goût piquant qui rappelle celui de la moutarde. C’est un ingrédient important de la cuisine d’Europe centrale et de l’est. On le consomme râpé, cuit ou mariné.

Romarin (Rosmarinus officinalis)

Romarin (Rosmarinus officinalis)

Le romarin est un petit arbuste originaire du bassin méditerranéen. Il présente de petites feuilles persistantes et donne des fleurs bleues ou violettes. Le romarin se cultive très bien en terrain peu humide. On utilise ses feuilles dans la cuisine méditerranéenne et notamment pour réhausser les plats en sauce et les grillades.

Roucou (Bixa orellana)

Roucou (Bixa orellana)

Le roucou est un arbre originaire des régions tropicales d’Amérique. Il donne des fleurs roses et des fruits rouges épineux remplis de graines. On utilise surtout l’huile extraite de ces graines, qui donne notamment un excellent colorant alimentaire (l’E160b). Son arôme est très léger et rappelle le poivre et la muscade. Cette huile est aussi utilisée dans les cosmétiques et les médicaments.

Rue (Ruta graveolens)

Rue (Ruta graveolens)

La rue est une plante aromatique autrefois très prisée et aujourd’hui peu utilisée. Elle fait de petites feuilles rondes couleur vert bleuté et de petites fleurs jaunes. Ses feuilles ont une odeur forte et un goût amer. Au potager, elles éloignent les pucerons et dans la maison, elles s’utilisent comme répulsif contre les insectes. On peut aussi la consommer comme aromate en cuisine, mais à très faible dose.

Safran (Crocus sativus)

Safran (Crocus sativus)

Le safran provient des stigmates du crocus sativus, une espèce qui existe uniquement à l’état cultivé et dans le but d’obtenir le safran. Il faut énormément de crocus et de travail humain pour en produire une certaine quantité. Le safran est ensuite utilisé dans la cuisine comme épice – pour son parfum subtil – et comme agent colorant – pour sa couleur jaune-or.

Sarriette (Satureja)

Sarriette (Satureja)

La sarriette est une plante originaire d’Europe du sud, aux tiges poilues et aux feuilles étroites et odorantes. On utilise ses feuilles comme condiment pour rehausser les salades, viandes, poissons et plats en sauce. Sa saveur piquante en faisait un condiment de choix à l’Antiquité car on ne connaissait pas encore le piment et le poivre en Europe !

Sassafras (Sassafras albidum)

Sassafras (Sassafras albidum)

Le sassafras est un arbre qui pousse en Amérique et en Asie, il est très répandu aux Etats-Unis notamment. Il possède un très beau feuillage qui prend des tons rouges à l’automne, et produit des fleurs jaunes. C’est son écorce et ses feuilles que l’on utilise pour leurs arômes puissants et épicés, que ce soit dans les soupes, les plats ou même la bière.

Sauge (Salvia divinorum)

Sauge (Salvia divinorum)

La sauge est une plante aromatique dont les feuilles et les fleurs peuvent prendre différentes couleurs. Les feuilles, un peu duveteuses, s’utilisent en cuisine pour aromatiser le poisson, les ragoûts, les soupes ou les légumes, mais aussi en tisane. Elle possède de nombreuses propriétés intéressantes : antiseptique, antisudorale, digestive… On la retrouve aussi comme ingrédients dans certains produits d’hygiène et cosmétiques.

Soja (Glycine max)

Soja (Glycine max)

Le soja est une plante qui se décline en de nombreuses variétés. Originaire d’Asie, il produit des gousses où se trouvent les graines que l’on récolte pour la consommation. Il peut se cultiver en potager. Le soja est très riche en protéines et souvent utilisé dans la cuisine asiatique et dans les régimes végétariens, mais aussi de manière massive dans l’alimentation du bétail.

Sumac des corroyeurs (Rhus coriaria)

Sumac des corroyeurs (Rhus coriaria)

Le sumac des corroyeurs est un arbrisseau qui pousse dans les zones sèches du bassin méditerranéen et d’Asie. Son suc est vénéneux, et on utilise son écorce et ses feuilles pour tanner le cuir. Seuls les fruits sont comestibles, avec un goût acidulé. Ils font partie des épices qui constituent le mélange d’épices ‘zahtar’. On peut aussi consommer les fruits à la manière des câpres.

Sésame (Sesamum indicum)

Sésame (Sesamum indicum)

Les graines de sésame proviennent de la plante du même nom, qui pousse principalement en Asie et en Afrique. Ses graines sont utilisées dans de nombreux plats sucrés comme salés : le houmous, le nougat chinois, le pain, les plats en sauce, les salades… On trouve du sésame en graines entières, torréfiées, en purée (le tahini) ou encore sous forme d’huile.

Tamarin (Tamarindus indica)

Tamarin (Tamarindus indica)

Le tamarin est un très bel arbre originaire des pays tropicaux. Ses fruits se présentent sous forme de gousses, à l’intérieur desquelles on trouve une pulpe qui est récoltée pour être consommée. Le tamarin a une saveur très acidulée et c’est aussi un laxatif efficace, il s’utilise donc par petites doses. On le retrouve dans la cuisine indienne ou encore dans la Worcestershire sauce.

Tanaisie (Tanacetum vulgare)

Tanaisie (Tanacetum vulgare)

La tanaisie est une plante originaire d’Europe et qui pousse facilement dans le jardin. A la floraison, elle produit de grosses grappes de fleurs jaunes très esthétiques. Son odeur puissante éloigne les insectes, c’est donc l’alliée du jardinier, qui pourra utiliser la plante pour produire un insecticide naturel. On peut aussi consommer ses graines en infusion, de façon très modérée.

Thym (Thymus vulgaris)

Thym (Thymus vulgaris)

Le thym est un petit buisson qui pousse sur tout le pourtour méditerranéen. Très rustique, il pousse aussi bien à l’état sauvage qu’en pot ou en jardin, tant qu’il reste en terrain chaud et sec. Il existe des centaines d’espèces différentes. Le thym est utilisé comme plante aromatique, c’est un arôme incontournable de la cuisine provençale et française, et l’un des ingrédients du bouquet garni.

Vanille (Vanilla)

Vanille (Vanilla)

La vanille est la gousse d’une espèce d’orchidée originaire du Mexique. La production d’une gousse demande du temps et une intervention humaine importante, ce qui explique leur prix relativement élevé. L’arôme de la vanille, qu’il soit naturel ou artificiel, est utilisé massivement par l’industrie agro-alimentaire dans le monde entier. C’est un incontournable dans les desserts et les parfums.

Verveine odorante (Aloysia citrodora)

Verveine odorante (Aloysia citrodora)

La verveine odorante, aussi appelée verveine citronnelle, est une plante aromatique originaire d’Amérique du Sud. On peut la cultiver en terre (sous les climats doux) ou en pot. Elle a une odeur et un goût légèrement citronné, et se consomme très souvent en infusion. On peut aussi l’utiliser dans les limonades, salades de fruits ou dans les confitures.

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Bien dormir – Alimentation

Les nutriments bons pour le sommeil

Le sommeil est un mécanisme complexe, qui se déroule en plusieurs phases. Il est une nécessité vitale pour l’organisme. En effet, il exerce une action réparatrice sur nos fonctions physiques et psychiques.

Quelques rappels physiologiques

Le sommeil suit un cycle circadien. Ce rythme biologique dure généralement 24 h. Il est régi par l’hypothalamus (glande endocrine située au niveau du cerveau) et constitué de deux phases distinctes : la phase d’éveil au cours de la journée, la phase de sommeil au cours de la nuit.

Lorsque la nuit tombe, la lumière est moins présente. Ce signal est un stimulus qui va entraîner la sécrétion de mélatonine, une hormone dérivée de la sérotonine, qui favorise l’endormissement.

Lorsque la phase de sommeil est enclenchée, ce dernier est entrecoupé selon différentes phases : le sommeil lent (qui comprend plusieurs phases de sommeil profond) et le sommeil paradoxal.

insomnie

Malgré les précautions prises, le stress, une situation professionnelle compliquée, un deuil, des troubles émotionnels, une digestion difficile peuvent parfois provoquer des troubles du sommeil.

S’ils sont généralement aigus, ils peuvent devenir chroniques et transformer nos nuits en véritable enfer. Il existe des traitements médicamenteux pour venir à bout de ces troubles. Toutefois, pour les adeptes des méthodes naturelles, sachez qu’ajouter quelques aliments au menu peut vous aider à retrouver le sommeil.

Le tryptophane : l’allié du sommeil

Cet acide aminé intervient dans la synthèse de la sérotonine, une hormone qui favorise le bien-être. En effet, les acides aminés sont essentiels à la fabrication de protéine. Comme nous l’avons évoqué, la sérotonine est une hormone précurseur de la mélatonine, « l’hormone du sommeil ».

somnifère naturel

Le tryptophane est un composant des protéines de lait. Il est essentiellement apporté par l’alimentation. Pour bien dormir, il est donc intéressant d’ajouter des aliments riches en tryptophane au repas du soir ou avant le coucher.

Les bienfaits du magnésium

Des carences en magnésium peuvent être à l’origine de troubles du sommeil. En effet, le magnésium est un élément indispensable à l’individu. Ce minéral exerce un effet relaxant sur les muscles de l’organisme. L’organisme se relâche et accède plus facilement au sommeil.

Un point important : le magnésium intervient également dans la synthèse de la sérotonine, l’hormone essentielle à la fabrication de mélatonine.

Autre information intéressante : le magnésium est un élément essentiel pour lutter contre le stress. Or, il est avéré que le stress peut être à l’origine de troubles du sommeil. On comprend donc pourquoi il est primordial d’éviter le manque de magnésium, pour bien dormir.

L’importance des oméga-3

Les oméga-3 sont des acides gras que l’on consomme souvent de manière moins importante que d’autres nutriments. Pourtant, ils ont un effet positif sur le sommeil. Certaines études ont d’ailleurs démontré que des troubles du sommeil apparaissent en cas de carence en oméga-3. Encore un élément à ajouter à son alimentation pour mieux dormir !

oméga-3

Des vitamines contre l’insomnie !

Les vitamines B6 et B12 sont importantes pour le sommeil. En effet, la vitamine B6 intervient dans le cadre de la synthèse de sérotonine, tandis que la vitamine B12 stimule la sécrétion de mélatonine, dont nous avons évoqué le rôle précédemment.

Préserver le sommeil naturel

Pour privilégier les rythmes de sommeilnaturel, il est préférable d’éviter d’utiliser des « écrans » (téléphones, ordinateurs, tablettes) une heure avant de se coucher. Ces appareils émettent une lumière bleutée qui inhibe la sécrétion de mélatonine. Ce qui entraîne des troubles de l’endormissement. On peut toutefois regarder un film sur une télévision située à plusieurs mètres de soi (2 à 3 mètres)

Eviter les excitants comme le café, le thé, l’alcool ou le tabac le soir, peut aider à retrouver le sommeil.

Acheter de la mélatonine naturelle : ma sélection

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8 aliments à consommer pour avoir un sommeil réparateur

Pour bien dormir, il est important de bien manger et de choisir ses aliments avec soin. Voici une liste d’aliments qui vous aideront à vous endormir facilement et en toute sérénité, chaque soir.

Manger des noix

régime sommeil

Les noix sont une source de mélatonine. Les noix de cajou, en particulier, sont riches en tryptophane, précurseur de la sérotonine, et donc, de la mélatonine.

On peut les ajouter au repas du soir, en les écrasant et en intégrant des morceaux dans une salade mélangée ou une salade de mâche. En assaisonnant légèrement, on obtient un repas du soir qui permet de limiter les troubles du sommeil !

Les bienfaits des légumineuses

troubles du sommeil

Dans les légumineuses, on retrouve les lentilles, les haricots blancs ou rouges. Enrichies en tryptophane, elles contiennent également des vitamines B.

On peut les ajouter au dîner, en portion modérée, accompagnées de légumes et d’une viande maigre, pour éviter les repas trop gras et ainsi, améliorer son sommeil.

Privilégier les bananes

aliment soir

La banane peut aisément constituer une collation avant le coucher. Elle est riche en tryptophane. Elle contient également de la vitamine B6.

Il est préférable d’opter pour les bananes « bio », à consommer nature. On évitera de se composer un dessert riche en sucres, avec glace et chantilly, par exemple, pour bien dormir.

Ne pas omettre les graines

mieux dormir

Et oui ! Les graines de sésame, de courge ou de tournesol sont riches en tryptophane, tandis que les graines de citrouille regorgent de magnésium. Elles forment donc un cocktail d’aliments bénéfiques pour le sommeil.

Comment mieux dormir grâce aux graines ? Tout comme les noix, les graines peuvent être consommées, ajoutées aux salades, qu’elles complètent parfaitement.

Les poissons riches en oméga-3

oméga-3 sommeil

Bons pour le cerveau, les aliments contenant des oméga-3 sont également bénéfiques pour le sommeil. On retrouve ces acides gras dans les poissons tels que le saumon, les sardines, le maquereau ou la truite.

On remplace la portion de viande par une portion de poisson grillé, deux à trois fois par semaine, pour bénéficier des bienfaits des oméga 3, en matière de sommeil.

Les produits laitiers contre l’insomnie

contre insomnies

Comme nous l’avons précisé en début d’article, le tryptophane (que le corps ne peut fabriquer) est contenu dans les protéines de lait. Les produits laitiers contiennent cet acide aminé de manière conséquente. Il faut également savoir que le corps met environ une heure à assimiler cet élément.

Consommer un bon verre de lait chaud, une heure avant le coucher est donc un excellent moyen de trouver le sommeil, chaque jour. Toutefois, consommer des aliments contenant du tryptophane, tout au long de la journée, ne peut qu’être bénéfique pour l’organisme et facilite l’endormissement, le soir.

Consommer des glucides lents

régime soir

Idéaux pour le repas du soir, les aliments riches en glucides lents favorisent l’endormissement. En effet, l’apport de glucose va stimuler la production de sérotonine et ainsi stimuler la sécrétion de mélatonine. Manger des pommes de terre, du riz, du pain, des pâtes ou des céréales n’est donc pas contre-indiqué, le soir.

Pour privilégier des repas équilibrés, on favorisera les aliments à index glycémique bas, tels que du pain complet, des pâtes ou des céréales complètes.

mélatonine

Préférer une entrée légère (soupe ou crudités), avec une viande maigre, un poisson grillé, auquel on ajoute une portion de féculents et une portion de légumes. Les pommes de terre sont idéales, car elles permettent de composer des salades, des gratins, des purées… des plats variés pour le repas du soir. On peut si l’on veut terminer le dîner avec un dessert peu sucré pour profiter d’un sommeil réparateur.

Les cerises, alliées du sommeil

insomnies

Les cerises, et plus particulièrement, les cerises de Montmorency, contiennent naturellement de la mélatonine, autrement dénommée, « l’hormone du sommeil ». On peut donc ajouter ce fruit au repas du soir, sans inquiétude.

Consommer les cerises fraîches, lavées et équeutées, sans sucre ajouté, en dessert, après le dîner, pour profiter d’une bonne nuit de sommeil, sans insomnies.

Le pouvoir des plantes pour dormir

camomille dormir

Certaines plantes ont des effets bénéfiques sur le sommeil. La phytothérapie, ou « l’art de se soigner avec les plantes » a le vent en poupe actuellement. En effets, la valériane, le tilleul, la passiflore, la camomille ou la mélisse ont des vertus apaisantes et calmantes.

Elles permettent de diminuer le stress, de favoriser le relâchement et la relaxation, afin de favoriser le sommeil. Voilà pourquoi, boire une tisane, à base de ces plantes, le soir, avant le coucher, peut aider à trouver le sommeil plus facilement.

L’intérêt de la phytothérapie est qu’elle ne provoque, ni effets secondaires, ni accoutumance. Ce qui est une alternative avantageuse, par rapport à la mise en place d’un traitement médicamenteux.

Si les tisanes ne sont pas suffisantes, pourquoi ne pas faire appel à l’aromathérapie ? Les huiles essentielles de camomille, de lavande, de marjolaine et de basilic, ont des propriétés apaisantes, calmantes. Elles permettent de traiter les symptômes d’insomnie.

Elles peuvent être utilisées par voie de diffusion, en massage ou diluées dans le bain. Toutefois, elles doivent être manipulées avec précaution et il est préférable de demander conseil à votre pharmacien, avant de les utiliser.

Si les troubles persistent après quelques jours, consultez votre médecin, afin d’éviter l’aggravation des symptômes et l’installation d’une insomnie chronique. Le thérapeute vous dirigera vers un centre du sommeil pour un examen du sommeil, si besoin.

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Fécules alimentaire dans les cosmétiques

Les Féculents

Ce sont des légumes ou des fruits riches en fécule.

La fécule est une poudre blanche tirée de toutes les parties de certains végétaux ».
Il s’agit en fait de l’amidon, c’est-à-dire le glucide de ces végétaux, le même
que celui des céréales.

Sont définis comme féculent :

  • la châtaigne et le marron qui sont des
    fruits;
  • l’igname, le manioc, la patate douce et la pomme de terre qui sont des
    tubercules se développant sous terre.

Les céréales sont souvent appelés féculents, à tort ou à raison. Mais il existe de la farine de châtaigne ; l’arrow-root est de la fécule d’igname ; le tapioca est celle du manioc ; on tire de la fécule de la patate douce ; celle de pomme de terre est très utilisée.

Le mot fécule vient du latin de « faex », signifiant liéd’où est dérivé le mot « faecula » devenu en français « fécule« . Tandis que le mot farine, »farina » en latin trouve sa racine dans « far » qui signifie blé.Sauf pour l’arrow-root, on emploie indifféremment les mots « fécule » et « amidon » pour désigner ces produits. Amidon est le nom du glucide qui se trouve dans les céréales et les légumineuses. La fécule est en fait une farine très purifiée, essentiellement composée de glucides, donc d’amidon.

Fécules de céréales

Ces fécules sont extraites des grains de maïs, de riz, de
blé. Ceux-ci sont trempés puis broyés. On élimine le son, le germe, les protéines
pour ne garder que l’amidon (glucide) qui est séché et raffiné jusqu’à ce qu’il
devienne une poudre.

Les fécules de légumineuses

La tapioca est la fécule issue de l’amidon du manioc. On le nomme aussi « Perles
du Japon ». Il n’a ni goût, ni saveur mais il prend celle du mets auquel on
l’ajoute pour l’épaissir.

La fécule
de pomme de terre a de nombreuses utilisations. Elle remplace parfois la
farine, elle est utilisée comme épaississant, de la même façon que la fécule de maïs. Mais c’est dans l’industrie qu’elle est le plus utilisée. Non seulement dans l’agro-alimentaire
(pâtisserie, biscuiterie, charcuterie); mais surtout dans l’industrie non-alimentaire : elle entre dans la composition de certains médicaments, de produits cosmétiques (rouge à lèvres), des couches pour bébés, dans la papeterie, le textile, le contreplaqué, le caoutchouc et
même le papier photo.

L’arrow-root

L’arrow-root provient de la Maranta arundinacea, plante vivace qui fournit des rhizomes, pousse dans les forêts d’Amérique Centrale et du Sud et aux Antilles.Ce mot signifie « racine à flèche ». En effet, les Indiens Arawaks utilisaient les rhizomes de cette plante pour extraire le poison des blessures faites par des flèches empoisonnées. Le processus de fabrication de l’arrow-root est le même que celui du tapioca mais il demande plus d’attention car les rhizomes de maranta sont fragiles, pourrissent très vite et doivent être traités dans les 48 heures suivant leurrécolte. D’ailleurs, l’arrow-root est souvent confondu avec cette fécule de manioc qui est parfois vendue sous le nom d’ »arrow-root brésilien ».

Il existe aussi :

  • l’arrow root indien (de l’Inde), extrait de l’Aircuma,plante de la même famille que le gingembre
  • l’arrow-root du Queensland, qui provient de la canne
  • l’arrow-root de Floride, extrait du sago ;
    l’arrow-root hawaïen, issu du pia

La bonne utilisation des fécules dans nos cosmétiques

Toutes ces fécules alimentaires  sont la plupart du temps contaminées par des bactéries.

C’est aussi souvent le cas des poudres de fruits et de plantes. Si celles-ci sont inoffensives lorsqu’elles sont ingérées car elles sont très souvent cuites dans les préparations culinaires ; ce n’est pas la cas quand on les utilise dans préparations home made.

Il est nécessaire de les stériliser avant toute utilisation. Sinon vos cosmétiques ne se conserveront pas longtemps et risque même si cela ne se voit pas à l’œil nu de développer des germes;

La Solution

Le procédé est simple : il suffit de placer les poudres dans des bocaux préalablement stérilisés et de les mettre ensuite ouvert au four à basse température. Laissez-les entre 6 et 8 heures. Puis refermer le contenant. On peut utiliser cette méthode pour les fécules mais aussi tous les poudres les plus sensibles.

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Drainage: Solutions et Synergie

Quelle est la boisson la plus efficace pour drainer votre organisme ?

Le drainage ?

Le drainage consiste à favoriser l’élimination des différentes toxines (naturelles ou issues de la pollution) et autres résidus produits et accumulés dans l’organisme. Plusieurs organes sont naturellement responsables d’organiser cette évacuation. On les appelle les organes émonctoires.

Ils sont au nombre de cinq : le foie, les reins, la peau, les poumons et les intestins. Bien qu’ils fassent généralement bien leur travail, en l’absence de pathologies sous-jacentes, ces derniers peuvent avoir besoin d’un soutien.

S’il est possible, pour cela, d’adapter son alimentation pour réduire les déchets organiques, il est également conseillé de bien s’hydrater pour faciliter la détoxification.

Quelles plantes privilégier pour un drainage ?

Principe de base – « Boire de l’eau » : Une eau pure et propre (minéralisé, avec un pH équilibré, sans chlore ou autres substances toxique) – (Par exemple purifiée avec Bâton de Charbon Bioactif)

Principe de Phytothérapie : Boire de l’eau dans laquelle des plantes aux vertus drainantes (propriétés dépuratives ) ont longuement infusées, (feuilles, graines et parties de tiges ou de racines,…)

Ce qui est dépuratif débarrasse le sang des impuretés, des toxines, agissant le plus souvent comme un détoxifiant. Les plantes médicinales dépuratives servent à nettoyer notre corps, aident à éliminer les déchets accumulés dans un organisme, à nettoyer le système digestif et sanguin.

Principe de Synergie et de Biodosage: Faire le choix de l’efficacité et ne privilégier que les plantes seules ou en associations tout en respectant les doses et les interactions possibles. Parmi les plantes, ou parties de plantes, les plus populaires, on peut citer les incontournable : le pissenlit, l’hibiscus, l’ortie, la reine des prés, les graines de fenouil, le tilleul, la réglisse, la tisane, le chardon-marie, les feuille d’artichaut, le persil, le thé vert, le bouleau, la bardane, la queue de cerise, les peaux de grenade, citron, ou autres agrumes… Parmi elles certaines associent parfaitement.

Tisane drainante : quelle composition choisir ?

Par tisane drainante réussie, on entend par là une boisson qui favorise la fonction dépurative des différents organes émonctoires. Pour obtenir un résultat efficace, il faut donc mélanger plusieurs extraits de plantes.

Voici nos recettes de tisane diurétique à tester sans plus attendre

  • Si vous avez le temps, Choisir une des Tisanes drainantes Fedibio : Mettre 30 grammes d’extrait végétaux dans 1 litre d’eau préalablement montée à ébullition et laisser infuser pendant une vingtaine de minutes. Ensuite vous pouvez y ajouter 1 jus de citron pressé. Filtrez le mélange, et consommez-en 3 à 4 tasses par jour.
  • Si vous n’avez pas le temps, Choisir une des gélules pour Tisanes drainantes Fedibio: Ouvrir 1 gélule dans 25 à 30 ml d’eau (froide ou chaude). Vous n’avez pas besoin de filtrez le mélange. Vous pouvez soit le boire directement ou doucement durant vos occupations. Cela n’est pas grave si des particules restent en bas du verre. Vous pouvez en consommez-en 2 à 3 tasses par jour.

Exemple de Tisane drainante à base de produits naturels pour 1 litre d’eau porté à ébullition: 2 cuillères à soupe de graines de fenouil, 1 cuillères à soupe de feuilles d’hibiscus, 1 cuillères à soupe de feuilles de bouleau, 1 cuillère à soupe de pissenlit, 1/2 cuillère à soupe de racine d’ortie, 1/2 cuillère à soupe de verveine, 1/2 cuillère de feuille d’artichaut, 1 pincée d’écorce de grenade, 1 pincée de poudre de nigelle, 1 jus de citron pressé et 1 branche de persil ou de céleri. Filtrez le mélange, et consommez-en 3 à 4 tasses par jour.

Quelles précautions d’emploi avec une tisane drainante ?

Bien qu’il s’agisse d’une composition à base de plantes, ce type de tisane drainante n’en renferme pas moins des principes actifs qu’il ne faut pas minimiser. C’est la raison pour laquelle toutes les substances dépuratives ou détoxifiantes sont formellement déconseillées aux enfants et aux femmes enceintes ou allaitantes.

Par ailleurs, les personnes suivant un traitement médicamenteux ou souffrant d’une pathologie chronique doivent redoubler d’attention, car certaines plantes peuvent interagir avec des médicaments et annihiler leur efficience.

Il est donc vivement conseillé de consulter son médecin traitant avant de consommer régulièrement ce type de boisson et, le cas échéant, de prendre rendez-vous avec un phytothérapeute.

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Phytostérols

Ces substances, que l’on ne trouve que dans les légumes, peuvent aider à réduire le « mauvais » cholestérol de l’organisme. Les phytostérols et les phytostanols sont les équivalents du cholestérol chez les végétaux. En mangeant des fruits, des légumes et des huiles végétales, nous en consommons entre 100 et 300 mg par jour. Parmi ces substances, la plus répandue est le bêta-sitostérol. Les phytostérols et les phytostanols ne sont quasiment pas absorbés par notre tube digestif. Leur action se fait directement sur les aliments ingérés

Que sont les phytostérols ?

Les phytostérols, ou stérols végétaux, sont des composants présents dans les aliments végétaux qui, lorsqu’ils sont consommés régulièrement, agissent dans l’intestin et peuvent réduire l’absorption du mauvais cholestérol (LDL).

Ce sont des molécules semblables au cholestérol que l’on trouve dans les plantes, comme les céréales complètes, les fruits, les légumineuses et autres légumes. Cependant, le cholestérol, qui fait également partie de la membrane cellulaire de l’organisme, ne se trouve que dans les aliments d’origine animale, comme la viande rouge, les œufs ou le beurre.

Les bienfaits des phytostérols

  1. Ils font partie des cellules : la fonction principale des phytostérols dans les plantes est similaire à celle du cholestérol chez les animaux : ils font partie de la structure de la membrane cellulaire.
  1. Ils sont bons pour le cœur : selon le Livre blanc sur les stérols végétaux, une augmentation de la consommation de ces derniers peut contribuer à protéger les personnes atteintes d’hypercholestérolémie, d’athérosclérose et de maladies cardiovasculaires, la principale cause de mortalité dans les pays les plus développés.
  1. Ils améliorent l’état des artères : selon une étude publiée dans Lipidology, augmenter sa consommation de phytostérols pourrait contribuer à réduire le risque de développer des maladies coronaires ou des artères.
  1. Ils diminuent le mauvais cholestérol : plusieurs études ont indiqué que consommer 2 grammes de phytostérols par jour peut réduire les lipoprotéines de basse densité (LDL ou « mauvais » cholestérol) jusqu’à 10 %. De plus, les phytostérols ne semblent pas affecter les taux de lipoprotéines de haute densité (HDL ou « bon » cholestérol).

Les aliments riches en phytostérols

Pratiquement tous les aliments végétaux contiennent des quantités importantes de stérols végétaux. La source la plus concentrée sont les huiles, comme celles de maïs, de tournesol, de soja et de colza (qui contiennent entre 0,1 % et 0,8 %). Mais on les retrouve aussi dans les légumineuses (0,2 %) et, dans une moindre mesure, dans les fruits secs, le pain et les légumes.

Une personne qui consomme 30 g d’huile de maïs par jour ingère environ 300 mg de stérols végétaux, une quantité qui s’est avérée efficace pour réduire l’absorption du cholestérol.

Dans les régimes alimentaires occidentaux, l’apport quotidien de ces substances est estimé à environ 150-400 mg, soit à peu près la même quantité que l’apport en cholestérol, et il est plus élevé dans certains régimes végétariens et dans l’alimentation japonaise, qui peut atteindre 300-500 mg/jour.

La liste suivante comprend les aliments contenant des phytostérols, par ordre de teneur, de la plus forte à la plus faible, et par 100 grammes :

Huile de maïs 952

Huile de tournesol 725

Huile d’olive 176

Amandes 143

Haricots 76

Maïs 70

Blé 69

Laitue 38

Banane 16

Pomme 12

Il a été démontré que ces aliments peuvent avoir des effets bénéfiques sur l’organisme et aider à faire baisser le taux de cholestérol lorsqu’ils sont associés à une alimentation adaptée (riche en aliments végétaux) et à une activité physique régulière.

Quantités de phytostérols présentes dans les aliments courants.(exprimées en mg pour 100 g d’éléments consommables)


Décision des autorités de santé
En 2012, les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) se sont prononcées sur certaines allégations santé des compléments alimentaires contenant des phytostérols. Après examen des données scientifiques, elles ont estimé que ces produits ne peuvent PAS prétendre contribuer au fonctionnement normal de la prostate et des voies urinaires.Cette revendication d’effet est désormais interdite pour les compléments alimentaires contenant des phytostérols.En 2014, les autorités sanitaires européennes ont reconnu les allégations des phytostanols et des phytostérols pour abaisser/réduire le taux de cholestérol sanguin. Pour ces autorités, le consommateur doit être informé que l’effet bénéfique est obtenu par la consommation journalière de 1,5 à 3 g de stanols/stérols végétaux. L’ampleur de l’effet peut être mentionnée uniquement pour les denrées alimentaires des catégories suivantes: les matières grasses à tartiner, les produits laitiers, la mayonnaise et les sauces pour salades.Lorsqu’il est fait référence à l’ampleur de l’effet, la fourchette « de 7 à 10 % », pour les denrées alimentaires garantissant une consommation journalière de 1,5 à 2,4 g de stanols/stérols végétaux, ou la fourchette « de 10 à 12,5 % », pour celles garantissant une consommation journalière de 2,5 à 3 g, ainsi que la durée nécessaire pour obtenir l’effet (« en 2 à 3 semaines ») doivent être communiquées au consommateur.En 2014, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a émis un avis scientifique qui, sans remettre en cause l’effet des aliments enrichis en phytostérols sur le taux sanguin de cholestérol, précise qu’aucune étude n’a mis en évidence leur effet préventif sur les maladies cardiovasculaires. De plus, elle conseille aux consommateurs de ces produits de veiller à manger au moins cinq fruits et légumes par jour afin de compenser la baisse du taux sanguin de béta-carotène résultant de la consommation de ces produits.

Usages et propriétés supposées des phytostérols et des phytostanols

image: https://eurekasante.vidal.fr/files/content/images/vidal/photos/2665193.jpg

épi de maïs

Les phytostérols et les phytostanols sont utilisés pour faire baisser le taux de cholestérol dans le sang, en association avec des mesures diététiques adaptées et, éventuellement, des médicaments. Depuis 2000, de nombreux aliments tels que margarines, beurres, yaourts, laits ou boissons lactées, sont enrichis avec ces substances. Ces aliments sont destinés aux personnes qui ont des taux de cholestérol sanguin élevés.

Les policosanols
Les policosanols, et en particulier l’octosanol, sont des substances extraites de la cire de canne à sucre. Différentes des phytostérols et des phytostanols, elles revendiquent néanmoins les mêmes propriétés sur les taux de cholestérol. Employées à la dose de 10 mg par jour, elles sont utilisées comme médicament dans plusieurs pays d’Amérique centrale et du Sud pour diminuer les taux sanguins de cholestérol LDL.
Dotées de propriétés anticoagulantes, elles ne doivent pas être utilisées par les personnes qui reçoivent un traitement fluidifiant le sang, du ginkgo, de l’ail, des huiles de poisson ou qui vont subir une intervention chirurgicale.

Quelle efficacité pour les phytostérols et les phytostanols ?

Les effets des phytostérols et des phytostanols sur les taux de cholestérol ont été amplement démontrés. Ils agissent en bloquant l’absorption d’une partie du cholestérol contenu dans les aliments. Cependant, les produits enrichis en ces substances ne peuvent pas affirmer, sur leur emballage, que ces produits contribuent directement à la prévention des maladies cardiovasculaires, en l’état des données disponibles (recommandation ANSES 06/2014). Associés à un régime adapté, ils entraînent une baisse de 10 à 15 % du taux sanguin de cholestérol LDL (« mauvais cholestérol »).

Précautions à prendre avec les phytostérols et les phytostanols

Les femmes enceintes ou celles qui allaitent, ainsi que les jeunes enfants, doivent s’abstenir de consommer des produits riches en phytostérols ou en phytostanols. En effet, ces substances pourraient diminuer l’absorption de la vitamine A, nécessaire à la croissance du fœtus et des enfants.

Les personnes traitées contre l’excès de cholestérol avec de l’ézétimibe (Ezétrol, Inegy) doivent être prudentes : ce médicament possède le même mécanisme d’action que les phytostérols et des interactions entre les deux substances pourraient nuire à leur efficacité. Les personnes traitées contre l’excès de cholestérol avec des statines (Crestor, Elisor, Fractal, Fractal LP, Lescol, Lescol LP, Lodalès, Pravastatine Génériques, Simvastatine Génériques, Tahor, Vasten, Zocor) doivent se renseigner auprès de leur médecin avant de consommer des aliments enrichis en phytostérols ou en phytostanols. De fait, ces substances semblent augmenter les effets des statines, ce qui peut justifier une adaptation du traitement.

Enfin, les personnes atteintes de phytostérolémie (ou sitostérolémie) ou de xanthomatose cérébrotendineuse, deux maladies rares, doivent éviter de consommer des phytostérols et des phytostanols.

Les effets indésirables des phytostérols et des phytostanols sont rares. On observe parfois des troubles digestifs, des gaz, une diarrhée ou une constipation. Attention, un excès de ces substances pourrait diminuer l’absorption de vitamines A, D, E et K, ainsi que celle de substances antioxydantes comme le bêta-carotène ou le lycopène.

Origine, formes et dosage des phytostérols et des phytostanols

Les phytostérols et les phytostanols sont extraits de certaines huiles végétales (soja, maïs, tournesol, etc.) ainsi que d’une plante d’Afrique du Sud (Hypoxis rooperi) ou d’un liquide visqueux dérivé de la fabrication de la pâte à papier, le tall-oil, issu de la pulpe de pin.

Ils sont le plus souvent ajoutés à des produits laitiers et à des matières grasses (sous les marques Pro-activ de Fruit d’Or, et Ilô de Saint-Hubert). On les trouve parfois en capsules ou en gélules qui doivent être prises pendant les repas.

Dans le cadre de la prévention de l’excès de cholestérol, les doses conseillées sont de l’ordre de 1 à 2 g par jour, en tenant compte de la quantité apportée par l’alimentation habituelle.

L’avis du spécialiste sur les phytostérols et les phytostanols
Attention, la consommation de produits enrichis en phytostérols et en phytostanols ne dispense pas de mesures diététiques appropriées.

SYNTHESE VEGETALE DES STANOLS

Chez les végétaux, la voie de biosynthèse des phytostérols est assurée par une trentaine de réactions enzymatiques. Elle peut être divisée en quatre étapes dont les trois premières sont identiques à la biosynthèse du cholestérol chez les mammifères, seule la dernière diffère (53). Les phytostérols sont exclusivement synthétisés dans le cytoplasme.

Chez les végétaux, les stanols, sitostanol et campestanol, sont formés à partir des stérols par saturation de la double liaison en A5. Les végétaux fabriquent tous les phytostérols en quantités variables mais toujours avec une prédominance des stérols par rapport aux stanols. Ainsi, seule cette dernière étape diffère de la biosynthèse du cholestérol puisque dans le règne animal, le squalène se cyclise pour former le lanostérol qui, après perte de trois groupements méthyle, forme le cholestérol.

Analogie : Synthèse des phytostérols et cholestérols

Mécanisme d’action des stanols végétaux

Les stanols végétaux diminuent les concentrations plasmatiques de cholestérol total et de LDL-cholestérol par inhibition de l’absorption intestinale du cholestérol alimentaire et biliaire chez l’animal et chez l’Homme (56) :

  • en diminuant sa captation,
  • en particulier la solubilité du cholestérol dans les micelles intestinales,
  • en augmentant son excrétion par la bile.

Cette inhibition est assurée par la grande similitude de leurs propriétés physico-chimiques avec celles du cholestérol (48).

Effets des stanols végétaux sur les lipides

Les stanols réduisent les concentrations sériques de cholestérol total et de LDL-cholestérol, respectivement de 15 % et de 20 % (53).

Plusieurs mécanismes sont responsables de ces résultats :

  • une réduction de l’absorption intestinale du cholestérol (- 45 %),
  • une augmentation de son excrétion dans les féces (+ 32 %),
  • une augmentation de sa sécrétion biliaire (+ 10 %), malgré une stimulation de sa biosynthèse hépatique (+ 15 %) (53).

Par contre, les stanols n’ont pas d’impact sur les autres lipoprotéines:

  • en particulier, les taux de triglycérides ne varient (43).
  • De même, ils n’affectent pas le lIDL-cholestérol (53), bien que certaines études aient montré une augmentation de sa concentration (+ II %) (43).

Ce constat est très intéressant car, à l’inverse des stanols, un régime alimentaire hypocholestérolémiant entraîne une réduction du HDL-cholestérol, le « bon cholestérol ». En conséquence, le rapport LDL-cholestérol/HDL-cholestérol est diminué, entraînant une réduction potentielle de l’athérogénicité des lipoprotéines (48).

Seule la concentration d’apoB est réduite, dans les mêmes proportions que le LDL-cholestérol (- 5-6 %), car les lipoprotéines LDL en sont les principaux transporteurs (19).

Dose journalière de stanols végétaux

Comme ]’effet hypocholestérolémiant des stanols est basé sur la compétition avec le cholestérol pour l’incorporation dans les micelles, lorsque les stanols sont présents dans l’intestin en quantités plus importantes que le cholestérol, aucun bénéfice clinique supplémentaire n’est obtenu, même si les doses de stanols sont augmentées (20). Chez un adulte, 1000 à 1500 mg de cholestérol, d’origine biliaire ou alimentaire, entre dans la lumière intestinale chaque jour.

Par conséquent, on estime que la saturation des micelles par les stanols est totale pour des doses journalières de 2-3 g de stanols (20). De plus, les doses élevées de stanols semblent entraîner des effets similaires aux fibres alimentaires solubles sur l’émulsification des lipides et la lipolyse, en raison de leur importante viscosité (83). En effet, les stanols sont dix fois plus visqueux que les graisses alimentaires à température ambiante.

Les fibres alimentaires solubles augmentent la viscosité des contenus gastrique et intestinal. Cette hyperviscosité affecte l’ émulsification des graisses et l’activité des lipases et, par conséquent, diminue l’absorption intestinale des lipides (83). Toutefois, cette propriété, pouvant hypocholestérolémiant des stanols à doses élevées, étudiée (83). potentialiser l’effet doit être plus amplement.

Répartition journalière des doses de stanols végétaux

Les stanols réduisent la solubilité micellaire du cholestérol et diminuent par conséquent son absorption intestinale. Ce mécanisme d’action suggère que les stanols doivent être consommés à chaque repas pour obtenir un effet hypocholestérolémiant maximal (59). Ainsi, Plat et al. ont étudié les effets d’une consommation journalière de 2,5 g de stanols (59).

La dose de stanols étant consommée au cours d’un repas unique (au dîner) ou répartie sur les trois repas (0,4 g au petit déjeuner, 0,8 g au déjeuner et 1,2 g au dîner; de cette façon, la répartition est identique à celle du cholestérol alimentaire). Cette étude indique que la prise de stanols au dîner entraîne une réduction du LDL-cholestérol similaire à celle obtenue avec la même dose répartie sur les trois repas.

Ces résultats suggèrent que, pour réduire les concentrations de LDLcholestérol, il n’est pas nécessaire de consommer des produits riches en stanols à chaque repas ou simultanément à la prise de cholestérol alimentaire, ce qui permet de vaner les repas et d’augmenter la compliance des consommateurs potentiels (59). Les stanols demeurent donc actifs plusieurs heures dans l’intestin.

Deux hypothèses peuvent expliquer ces données: soit les stanols restent dans la lumière intestinale, soit ils sont incorporés temporairement aux entérocytes, puis libérés dans la lumière intestinale après quelques heures. Cependant, des études supplémentaires sont nécessaires pour connaître la durée d’action des stanols dans l’intestin (59).

Durée de l’efficacité des stanols végétaux

Les études cliniques indiquent que l’effet hypocholestérolémiant des stanols apparaît dès la seconde semaine de traitement, et que les concentrations sériques de cholestérol total et de LDL-cholestérol retrouvent leurs valeurs initiales deux semaines après l’arrêt de la consommation de stanols (19)

Pourcentage d’absorption (du plus faible au plus élevé) :

  • + Cholestérol
  • Campestérol
  • Campestanol
  • Stigmastérol
  • Sitostérol
  • Sitostanol

Ainsi, le sitostanol est pratiquement non absorbé alors que le sitostérol est absorbé à un faible degré. Il en est de même pour le campestanol, qui est très peu absorbé par rapport au campestérol.

Références:

  • Phytosterols and cholesterol metabolism. Curr Opin Lipidol. 2004 Feb. PubMed.
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Huiles végétales – Oxydation

Le potentiel oxydatif des huiles et beurres végétaux est intéressant à connaitre car les huiles végétales peuvent partiellement ou complètement perdre leurs propriétés si les acides gras qu’elles contiennent se dégradent. Ce potentiel oxydatif dépend de la nature et de la concentration des acides gras le ou la composant.
De manière générale, plus l’acide gras possède de doubles liaisons plus sa vitesse d’oxydation est élevée
, donc plus sa fragilité face à l’oxydation est grande. L’oxydation des acides gras entraîne leur transformation en molécules qui peuvent parfois s’avérer toxiques pour l’organisme.

En pratique, ce phénomène d’oxydation est facilement repérable car il est responsable d’un changement d’aspect de l’huile végétale  (odeur de rance, changement de couleur). Cette oxydation peut être engendrée ou accélérée par différents façons:

  • Facteurs naturels, comme l’oxygène de l’air, la lumière, chaleur,…
  • Les interactions ou contact avec d’autres produits (pigments comme la chlorophylle, enzymes, catalyseurs), ou le contenant (métaux pro-oxydants (Fer ou Cuivre)) ou avec à forte expositions aux les facteurs naturels,…
  • Les traitements lors de la fabrications (dégradation par la chaleur (pression à chaud) comme l’hydrogénation (au-delà de 180 °C), la lipolyse : dégradation des acides gras en présence d’enzyme (lipase…) ou de solvants),…

Notons que ces facteurs ne sont pas des éléments nécessaires et suffisants à déclencher le phénomène d’oxydation. Ils peuvent agir comme un facteur catalyseur mais pas déclencheur sur ces réactions. C’est-à-dire qu’elles peuvent accélérer les réactions chimiques. C’est pour cela qu’une analyse global de la composition est parfois nécessaire pour comprendre les différents potentiels d’oxydations des différentes huiles.

  • D’autres facteurs vont ralentir ce phénomène, notamment l’apport ou la richesse naturelle de l’huile en antioxydant parfois présent. Exemples de plusieurs familles d’antioxydants (flavonoides, acides phenoliques et tocopherols (ou vitamine E) et/ou les tocotrienols)
    Vitamine A, phytostérol ( Le terme générique de phytostérols regroupe aussi bien les stérols que les stanols, leurs dérivés saturés).

Le professeur Guy Maghuin-Rogister, Université de Liège, propose une méthode pour évaluer rapidement le potentiel oxydatif d’une huile végétale. Pour chaque huile, il propose de multiplier la concentration de chacun des types d’acides gras par un coefficient multiplicateur.

Principe de base : Plus l’acide gras possède de doubles liaisons plus sa vitesse d’oxydation est élevée. 
Pouvoir oxydatif d’une huile =
Teneur en acide stéarique x 1 (AG saturé)
Teneur en acide oléique x 100 (AG mono-insaturé, avec une double liaison)
Teneur en acide linoléique x 1200 (AG polyinsaturé, avec 2 doubles liaisons) (oméga-6)
Teneur en acide linolénique x 2500 (AG polyinsaturés avec plusieurs doubles liaisons, ici 3x) (oméga-3)

Notez que le calcul ci-dessous ne tient pas compte des antioxydants naturels de certaines huiles. Les huiles végétales de son de riz, d’inca Inchi, d’argousier contenant des molécules naturelles antioxydates qui les protège du rancissement sont plutôt classés dans les huiles stables.

Légende :

  • en vert les huiles et beurres peu sensibles à l’oxydation
  • en orange les huiles végétales sensibles à l’oxydation
  • en rouge les huiles végétales très sensibles à l’oxydation (selon la méthode décrite ci-dessus)
  • en rouge avec un halo vert les huiles végétales qui compte-tenu de leur richesse en composants antioxydants (notamment vitamine E) sont peu sensibles



REMARQUE ET CORRÉLATION :

  • L’oxydation d’une huile peut augmenter son indice de comédogénicité ce qui entraîne des réactions allergiques et l’apparition d’imperfections en plus d’une odeur rance lors de l’utilisation. Ainsi de par sa fragilité face à l’oxydation (une huile rance est de toute façon comédogène quelque soit son indice).
  • Certaines huiles végétales ont naturellement une odeur légèrement rance.

ASTUCE : Pour protéger vos huiles de l’oxydation il suffit d’ajouter dés la première utilisation 0,5 à 1 % d’antioxydant, de la vitamine E naturelle ou de l’Extrait de Romarin, (soit 1ml pour 100ml ou 30 gouttes). Cette astuce prolongera leur vie de 6 mois à 1 an.


https://www.compagnie-des-sens.fr/qualite-huiles-vegetales/

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Cosmétique et Acides gras

l y a entre 40 et 50 acides gras communs et plus de 500 acides gras rares seulement présents dans certaines huiles.

Voici quelques acides gras communs et leurs propriétés:

1: Polyinsaturés

Acide Linoléique (Oméga 6)

Son rôle est de maintenir la fonction barrière de la peau et assurer le passage de nutriments dans la peau. Les huiles avec un taux élevé d’Omégas 6 s’absorbent rapidement et profondément dans les couches de la peau.

Acide Alpha-linolénique (Oméga 3)

Anti-inflammatoire et protecteur du système circulatoire. Aide à soulager les irritations et les rougeurs. Les huiles riches en Omégas 3 sont protectrices, nourrissantes et légères. Elles s’absorbent également rapidement dans la peau.

Acide Gamma-Linolénique (Oméga 6)

Les huiles riches en acide Gamma Linolénique sont anti inflammatoires, réparatrices et diminuent l’apparence des cicatrices. Elles aident à soigner les problèmes de peau comme le psoriasis et l’eczéma. Elles sont très efficaces prises oralement et en application sur la peau.

Elles aident à maintenir l’hydratation de la peau en gardant l’eau dans les cellules et améliore la fonction barrière de la peau. Ces huiles s’absorbent bien sans laisser de résidus gras

2: Monoinsaturés

Acide Oléique (Oméga 9)

30% du sébum est composé d’Oméga 9, ils aident à maintenir l’élasticité de la peau et la souplesse. Ces acides gras sont très compatibles avec le sébum, ces huiles sont sémi-fluide et pénètre dans les couches profondes de la peau. Ils maintiennent l’hydratation de la peau en créant un film lipidique protecteur sur la peau. Ces huiles sont anti-inflammatoires et régénératrices.

“A savoir: Si il y a une insuffisance en acide linoléique (Oméga 6) l’acide Oléique peut empirer les problèmes de peau en augmentant la production de sébum”

Acide Palmitoléique (Oméga 7)

20% du sébum est composé de cet acide gras, il protège des infections par son activité anti-microbienne. La production d’Oméga 7 diminue avec l’âge donc ces huiles riches en Oméga 7 sont idéales pour les peaux matures. Elles stimulent également le processus de réparation lors d’égratignures et brûlures.

3: Saturés

Excellents comme barrière protectrice contre le vent, froid, soleil et sécheresse

Acide Stéarique  (18:0)

Donne de la solidité à beaucoup d’huiles, le sébum est composé de 11% d’acide stéarique qui aide la fonction protectrice et barrière de la peau.

Acide Palmitique (16:0)

Un acide gras stable qui ne s’oxyde pas aux propriétés anti-microbiennes. Elle protège des agressions environnementales par son action occlusive

Acide Myristique

Une barrière protectrice légère proche de l’acide laurique et stéarique. Les huiles riches en acide Myristique sont facilement absorbable et aide à régénérer la fonction protectrice de la peau.

Acide Laurique (12:0)

Se trouve principalement dans les huiles tropicales, ses acides gras sont très compatibles avec l’équilibre naturel de la peau et cette famille d’acides gras se trouve également dans le sébum. Action antibactérienne et anti-virale.

J’espère que ce petit résumé vous aura aidé à mieux connaître la composition de vos huiles et des différents acides gras qui la compose. La première partie de cet article sur la structure chimique des acides gras se trouve ici.

Regardez nos articles sur les huiles cosmétiques, vous pourrez ainsi trouver les huiles qui conviennent à votre peau grâce aux acides gras qu’elles contiennent.

Tout l’art de prendre soin de son visage pour avoir une peau radieuse réside dans l’hydratation, l’apport en acides gras et en vitamines. Les crèmes sont un condensé de tout cela, mais avec l’ajout d’autres composants plus ou moins chimiques.

Les huiles de beauté quant à elles, sont riches en acides gras, contiennent des vitamines, des antioxydants, des phytostérols, caroténoïdes, squalène… elles nourrissent la peau, la protègent de la déshydratation, des agressions extérieures et du vieillissement prématuré. En plus d’aider à réparer et à régénérer la peau, elles sont aussi d’excellents anti-âges.

Contrairement aux crèmes hydratantes, les huiles de beauté ne contiennent pas d’eau : il est donc recommandé d’hydrater la peau, en vaporisant sur son visage des eaux florales (hydrolats) biologiques avant toute application. Comme elles forment une couche huileuse qui empêche l’eau contenue dans la peau de s’évaporer, les huiles de beauté préservent le film hydrolipidique de la peau, une barrière défensive naturelle.

Tous les ingrédients contenus dans les huiles de beauté régulent les différents systèmes cellulaires et les échanges membranaires. Elles favorisent une meilleure fonction métabolique et physiologique.

La composition des huiles de beauté :

La majorité des huiles de beauté sont composées, en proportions variables, de trois types d’acides gras : saturés, mono-insaturés et polyinsaturés. Elles sont classées selon les acides gras prédominants.

Plus elles sont riches en oméga 3, plus elles sont fines et pénétrantes et inversement, plus elles contiennent de gras saturés, moins elles le sont.

Classification des gras :

• Les gras saturés : Les beurres de cacao, coco et de karité / très gras

• Les mono-insaturés ou oméga 9 : Les huiles d’Olive, d’Amande douce, d’Avocat, d’Argan et de Noyau d’abricot sont grasses.

• Les oméga 6 : Les huiles d’Arnica, de Souci des jardins (Calendula), de Carotte, de Calophyllum (Tamanu), de Figue de Barbarie, de Nigelle, de Millepertuis sont moyennement grasses.

• Les oméga 3 : Les huiles végétales d’Argousier, Rose musquée, Sacha inchi sont des huiles végétales fines. Ces huiles végétales s’oxydent plus rapidement.

• Les macérâts : Sont des huiles de beauté imprégnées des principes actifs de certaines plantes. Les plantes ont été macérées dans l’huile de tournesol ou d’olive, puis le mélange a été filtré. En voici quelque unes : Arnica, Souci des jardins (Calendula), Carotte, Millepertuis.


Les huiles de beauté gorgées d’actifs :

• Azadirachtine A : présente dans le Margousier (Neem) est très cicatrisante, recommandée pour le soin de l’eczéma et des peaux très irritées.

• Bêta-carotène – caroténoïdes (provitamine A) : présente dans l’huile d’Argan, d’Argousier, d’Avocat, de souci des jardins (Calendula), de Carotte, de Nigelle. Les caroténoïdes sont responsables de la couleur oranger. Antioxydants, ils protègent la peau des radicaux libres et illuminent le teint.

• Calaustraline et inophyllolide : présents dans l’huile végétale de Calophyllum (Tamanu). Ce sont de puissants cicatrisants et réparateurs cutanés. L’inophyllin quant à lui est un agent antibactérien.

• Composés phénoliques (oligomères procyanidiques, procyanidine) : présents dans l’huile d’Argan. Ils ont une action antioxydante et protègent les tissus de la dégénérescence.

• Esters triterpéniques : présents dans l’huile de soin de Souci des jardins (Calendula). Ils sont anti-inflammatoires, décongestionnants, cicatrisants, et réduisent les œdèmes. Elle est aussi riche en flavonoïdes et en antioxydant.

• Nigelline : présente dans l’huile végétale de Nigelle, est un excellent agent antibactérien.

• Phytostérols : présents dans les huiles de beauté d’Argousier, d’Avocat, de Karité, de Noisette et de Noyau d’abricot. Ce sont des composés antioxydants et cicatrisants, qui freinent le vieillissement cutané et protègent contre l’action des UV et améliorent la microcirculation de la peau.

• Rétinol : aussi appelé vitamine A. Présent dans les huiles de beauté de Rose Musquée et de Sacha Inchi. Il joue un rôle dans le renouvellement des cellules de la peau et dans les défenses immunitaires. Il régule les glandes sébacées et stimule le collagène en plus d’augmenter l’épaisseur de la peau.

• Squalènes : présents dans l’huile de beauté de Rose Musquée. Ils sont émollients et antioxydants, ils sont les intermédiaires dans la biosynthèse de la vitamine D. Ils aident à régénérer le ciment lipidique de la peau et sont responsables de son aspect bonne mine.

• Stérols : présents dans les huiles de beauté de Figue de Barbarie et de Sacha Inchi, ils améliorent la fonction de la barrière de la peau et la microcirculation, et freinent le vieillissement cutané. Ils sont anti-inflammatoires et protègent contre l’action des UV.

• Tocophérols (vitamine E) : La vitamine E est un agent antioxydant et un actif anti-âge, recommandée pour les peaux sèches et matures et dans les soins réparateurs après-soleil. De plus elle protège les huiles contre l’oxydation. Cette vitamine est présente dans la plupart des huiles de beauté.

• Vitamine K : présente dans l’huile de beauté de Rose Musquée Elle stimule la coagulation et réduit les rougeurs.

Choisir les bonnes huiles de beauté pour vos soins de beauté !

– Prévention du vieillissement de la peau : Argan, Figue de Barbarie, Jojoba, Carotte et la Rose Musquée.
– Peau sèche : Amande douce, Avocat, Carotte et le Noyau d’abricot.
– Mixte à grasse : Noisette, Carotte et le Jojoba.
– Peau mature : Argan, Carotte, Rose Musquée et le Jojoba.
– Peau acnéique : Nigelle et le Jojoba.
– Peau irritée, couperosée : Calophyllum (Tamanu), Rose Musquée et le Margousier.
– Peau sensible : Sacha Inchi et la Rose Musquée.